Aurélien Saintoul…coche toutes les cases du bingo de l'oligarchie : fraude fiscale, népotisme, dissimulation et conflit d'intérêts avec les industries les plus polluantes. Elle est liée à une société familiale ayant plus de 1 million d'euros dans les paradis fiscaux. Elle a constitué pour ses enfants un patrimoine qui repose exclusivement sur des actifs liés aux énergies fossiles. Elle a choisi de ne pas déclarer ces intérêts à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle a choisi de mentir par omission ; elle savait manifestement que c'était incompatible avec ses fonctions.
La société familiale en question opère dans des paradis fiscaux : Guernesey, l'État américain du Delaware, l'Irlande, Hong Kong, et caetera. Les actifs financiers détenus par la société sont tous peu ou prou liés au groupe Perenco, deuxième producteur français de brut après Total, dont Jean-Michel Runacher, le père de Mme Pannier-Runacher, était jusqu'à récemment l'un des dirigeants historiques.
C'est une entreprise particulièrement opaque qui, jusqu'en 2019, ne divulguait même pas son chiffre d'affaires ni la structure de sa gouvernance. Partout où Perenco s'installe, les scandales pleuvent : pollutions, dégradations environnementales, non-respect des populations, répression des opposants, et bien sûr, absence totale de transparence financière !
Madame la Première ministre, vous avez refusé de demander la confiance du Parlement ; aujourd'hui encore, la question de confiance se pose. Peut-on se fier à une ministre qui considère que 1 million d'euros de donation à ses enfants n'a pas à figurer dans sa déclaration d'intérêts ?