Louis BoyardMadame la ministre, les étudiants ont faim mais vous ne leur donnez que des miettes. Alors qu'un étudiant sur deux affirme qu'il ne mange pas à sa faim, vous osez vous vanter d'avoir augmenté le montant des bourses. Mais dans quel monde vivez-vous ? Les trois quarts des étudiants ne touchent pas de bourses. Et pour le quart qui en bénéficie, l'augmentation n'est que de 4 % alors que l'inflation atteint près de 6 %. Madame la ministre, vos calculs ne sont pas bons !
Sur la hausse des APL, vous mentez encore. Après avoir diminué leur montant il y a cinq ans, vous avez encore fait des économies sur le dos des étudiants. Les allocations ont certes augmenté de 3,5 % mais les loyers ont eux aussi augmenté de 3,5 %. Or, je ne vous l'apprendrai pas, le montant des loyers est largement supérieur à celui des APL. Madame la ministre, vos calculs ne sont pas bons !
Vos mensonges sont confirmés par les files d'attente qui s'allongent devant les distributions alimentaires. Aujourd'hui, être étudiant, c'est être pauvre ; être étudiant, c'est souvent enchaîner les galères et les petits boulots. Alors quand les partiels arrivent, comment parler d'égalité entre ceux qui ont la chance d'être aidés et les autres ?
Il y a quelques jours, dans votre réponse à la vidéo de Maëlle, cette étudiante qui survit avec 100 euros par mois, vous avez affirmé que vous étiez déterminée à aider les étudiants précaires. Eh bien, aujourd'hui, devant Maëlle, qui est venue vous écouter depuis les tribunes du public, l'heure est venue de le prouver.
Ma question est très simple : le 24 novembre, soutiendrez-vous notre proposition de loi instaurant une allocation d'autonomie pour que chaque jeune puisse vivre au-dessus du seuil de pauvreté ? Le 24 novembre, montrerez-vous votre détermination à éradiquer la précarité étudiante ?