Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères . Je vous remercie pour votre question sur ce sujet que vous connaissez parfaitement, monsieur Herbillon, et je vous remercie d'évoquer le sort des otages, notamment les otages français arrachés à leurs familles et jetés dans les caves du Hamas au matin du 7 octobre. Au terme d'efforts considérables, quatre d'entre eux ont été libérés en fin d'année dernière. Deux autres ont été assassinés cet été. Deux autres, enfin, sont toujours plongés dans l'enfer noir de la captivité : Ofer Kalderon, 52 ans, père de famille, et Ohad Yahalomi, 50 ans, également père de famille. Leurs familles ont été reçues hier par le Président de la République et le Premier ministre, qui leur ont répété avec force que nous ne les abandonnerons jamais.
C'est dans ce contexte, vous l'avez dit, que je me suis rendu, après un déplacement au Liban lundi dernier, en Arabie Saoudite, au Qatar, en Jordanie, en Israël et dans les territoires palestiniens. Pourquoi ? Tout d'abord, pour mobiliser l'ensemble de nos partenaires régionaux en faveur d'une désescalade et d'une cessation des hostilités au Liban comme à Gaza, dans l'intérêt de ces pays et de la région. J'ai exposé aux autorités israéliennes ma conviction, dont je comprends que vous la partagez : la force militaire ne peut à elle seule garantir la sécurité d'Israël ; après un an de guerre, le temps de la diplomatie est venu.
J'y suis aussi allé pour obtenir l'appui de tous à la Conférence internationale de soutien au Liban, que nous organiserons bientôt afin d'apporter l'aide humanitaire nécessaire à la population, de renforcer l'armée et les institutions libanaises et d'œuvrer à un règlement diplomatique du conflit. Nos partenaires ont décidé de nous suivre en s'engageant à nos côtés : aujourd'hui même, un vol humanitaire franco-qatarien atterrira à Beyrouth.
Enfin, j'ai exprimé notre soutien à nos ressortissants et à nos agents dans ces pays confrontés à la guerre. Leur sécurité est notre priorité et le réseau diplomatique est pleinement mobilisé. S'y ajoute le soutien moral apporté à nos 700 militaires de la Finul, mobilisés au Sud-Liban ; merci à eux et bravo pour leur courage.