🤔Plans santé et pauvretéM. Frédéric Barbier interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les plans santé et pauvreté. Le Président de la République a présenté le mois dernier les plans santé et pauvreté, tant attendus par les citoyens. Ces plans ont reçu une large approbation des associations pour l'un et des professionnels de santé pour l'autre. Le plan pauvreté prévoit de lutter contre les inégalités et ce dès la petite enfance jusqu'à l'âge adulte par une garantie au quotidien des droits fondamentaux des enfants, la formation des jeunes, un accompagnement plus personnalisé, ainsi qu'en replaçant l'activité et l'emploi au cœur de ce combat. Il vise à « refonder l'État providence » et entend tordre le cou à cette fatalité qui veut que quand on naît pauvre, on meurt pauvre. Le plan santé quant à lui a pour objectifs de prévenir et protéger, en permettant à tout un chacun de se soigner, alors qu'aujourd'hui encore, un Français sur 10 y renonce pour raisons financières, d'accéder aux soins sur l'ensemble du territoire, y compris en zones rurales, de placer le patient au centre du système, de former plus de médecins avec la suppression du
numerus clausus, de réorganiser et restructurer la médecine de ville pour désengorger les hôpitaux à bout de souffle, avec notamment la création du nouveau métier d'assistant médical, etc. Concernant ces deux plans ambitieux qui répondent à des enjeux essentiels pour le pays, le Président de la République a indiqué qu'un consensus national était nécessaire. La mobilisation générale est donc décrétée. À présent, la question légitime, qu'on est en droit de se poser, est celle de la matérialisation de ses mesures. Il lui demande donc quels dispositifs concrets elle compte mettre en œuvre dans les différents territoires pour que les professionnels, les associations, les partenaires, la population puissent s'en emparer. Il lui demande également si l'on va assister à une décentralisation pour être au plus près des réalités locales et si oui, à quel niveau.