🤔Évaluation de « Parcoursup » en GuadeloupeMme Justine Benin interroge Mme la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation sur la plateforme « Parcoursup ». La plateforme « Parcoursup » a rouvert ses portes le 20 décembre 2018. Le coup d'envoi est lancé pour plusieurs centaines de milliers d'étudiants qui n'auront que quelques mois pour décider de leur avenir dans l'enseignement supérieur. Ce sont 27 000 jeunes supplémentaires qui ont pu accéder à l'enseignement supérieur par rapport à l'année 2017. On ne peut que se réjouir des 21 % d'élèves boursiers en plus, le signe que le pays accorde encore de l'importance à l'égalité des chances. Néanmoins, au même moment, à environ 8 000 kilomètres de Paris, alors que « Parcoursup » était de nouveau sur les rails, des lycéens de Guadeloupe se sont mobilisés pour crier leur inquiétude. Il convient d'écouter la jeunesse. C'est un devoir, parce qu'ils n'ont plus d'espoir en leur avenir. Et aussi parce que la confiance qu'ils avaient dans l'école de la République s'est effondrée. C'est pourquoi, il faut être en capacité de les remettre sur le chemin. Ce chemin ne saurait bien sûr passer par les violences, les dégradations des matériels et les injures aux personnes détentrices de l'autorité dans le pays. Mais il faut absolument considérer leurs inquiétudes, leur angoisse ou leur résignation. Car ces jeunes se sentent, à juste titre, délaissés, isolés, voire incompris. Et c'est compréhensible ! Comment ne pas l'être quand on voit qu'un jeune garçon de Guadeloupe a d'office moins de chance d'accéder à une formation diplômante qu'un jeune d'Île-de-France ? Comment ne pas l'être quand une jeune fille de Mayotte doit se résigner à renoncer à une formation, faute de ressources ? Ces jeunes sont les forces vives du pays. L'avenir de la Guadeloupe, l'avenir des outre-mer et l'avenir de la France toute entière, exige que des réponses précises leur soient apportées. Il convient de ne pas laisser cette jeunesse inquiète : elle doit disposer des moyens de s'émanciper par la formation, les études et le travail. Il faut leur confier les clés de leur avenir, pour qu'ils incarnent la France de demain. Elle lui demande, au nom de la devise de la République française, quels moyens elle entend mettre en œuvre pour que les élèves des outre-mer bénéficient des mêmes chances que les élèves de métropole et quelle évaluation et quelles propositions elle peut avancer pour réconcilier les jeunes d'outre-mer avec l'avenir du pays.