Benoit SimianChers collègues, au nom de la représentation nationale, je tiens à témoigner de toute notre solidarité aux salariés de l'usine Ford de Blanquefort.
Monsieur le ministre de l'économie, le plan de sauvegarde de l'emploi qui scelle la fermeture de cette usine a été validé cette nuit, mettant fin à l'espoir de sa reprise.
C'est un site industriel emblématique en Gironde, avec 850 salariés, qui va fermer ses portes dans quelques mois alors qu'il est reconnu à l'échelle européenne pour sa compétitivité et son excellence en matière de boîtes de vitesse.
Je tiens une nouvelle fois à faire part de mon indignation face à l'attitude de Ford qui a décidé de se retirer juste au terme de ses obligations contractuelles, après avoir bénéficié de millions d'euros de subventions publiques depuis plusieurs années.
Monsieur le ministre, je n'ai pas peur de le dire : il faut que Ford paie ! Par égard pour tous les contribuables français qui ont alimenté les fonds publics dont a bénéficié Ford à Blanquefort, la morale veut maintenant que le grand groupe américain contribue : non seulement par le plan social, mais aussi à la réindustrialisation du site à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros. Ce n'est que justice !
Il est inenvisageable qu'un tel site, essentiel à l'économie girondine, puisse être abandonné. Au-delà de la question du foncier, pouvez-vous nous assurer que vous mettez tout en œuvre pour permettre sa réindustrialisation ? La création d'un groupe de travail associant salariés, État et élus locaux est une première étape, mais la désignation d'une personne exclusivement en charge de ce dossier me semble absolument nécessaire pour s'assurer d'élaborer des pistes ambitieuses pour l'avenir du site. Des sociétés telles qu'Hydrogène de France ont déjà marqué leur intérêt.
Afin d'éviter qu'une telle situation ne se reproduise à l'échelle nationale, il nous faut par ailleurs envisager des solutions pour renforcer les obligations et les devoirs des entreprises qui reçoivent des subventions publiques.