Annaïg Le MeurMa question s'adresse à Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées ; je souhaite y associer nos collègues Carole Grandjean et Nathalie Sarles, et je pense également aux membres du groupe d'études autisme.
Aujourd'hui, mardi 2 avril 2019, nous voulons mettre en avant la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Certains diraient qu'il s'agit d'une journée particulière lors de laquelle, chaque année, les chiffres habituels sont rappelés : 700 000 personnes atteintes d'autisme en France dont 100 000 enfants.
Je tiens à insister, en ces lieux, sur le fait que l'autisme est avant tout un combat du quotidien. Je pense particulièrement aux familles, qui s'occupent toute leur vie de leurs enfants. C'est à elles que je souhaite rendre hommage aujourd'hui.
Au-delà de la question du dépistage, essentielle, je rappellerai une réalité simple. Élever un enfant, c'est angoisser tous les jours pour son bien-être, sa santé, son avenir. C'est se battre pour lui apprendre les gestes élémentaires de la vie : s'alimenter, se laver ou s'habiller. C'est lutter pour lui permettre d'acquérir son autonomie pour le reste de sa vie : entrer à l'école, l'inscrire à un sport collectif ou lui permettre de suivre des études supérieures, tout simplement, plus tard se loger, trouver un emploi et, à terme, vieillir. Tout parent se pose ces questions mais peut-être plus fréquemment, plus fortement quand cet enfant est autiste.
« Sensibiliser » est un mot bien choisi pour prévenir l'ignorance. Permettre une prise en charge en tous lieux nécessite de mieux former les professionnels de l'éducation et de la santé. Nous ne devons plus cloisonner les personnes autistes en des lieux définis et être à l'écoute des parents. En ce jour, pouvez-vous, madame la secrétaire d'État, nous faire un point d'étape sur ce quatrième plan « Autisme » ?