François de Rugy, ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire. Le Président de la République a reçu hier les scientifiques, le président, la secrétaire générale de l'IPBES – plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques –, qui établit un rapport scientifique de l'état de la biodiversité dans le monde. Nous pouvons d'ailleurs être fiers de cet organisme international dont l'initiative revient à la France, en 2005, sous la présidence de Jacques Chirac. Malheureusement, il a mis du temps à se mettre en place : créé en 2012, il s'est réuni pour la première fois en 2013. Le Gouvernement a souhaité qu'il se réunisse cette année à Paris, quelques jours avant la réunion du G7 Environnement, pour analyser concrètement la situation et réfléchir aux actions à mener.
S'agissant des actions en faveur de la biodiversité, vous avez rappelé l'importance de la loi de 2016, que l'on doit à Barbara Pompili, secrétaire d'État en charge de la biodiversité. Cette loi a interdit les néonicotinoïdes. Vous pouvez en effet applaudir, car ce fut un combat de faire adopter cette loi à l'époque et de prendre des mesures concrètes !
Alors que le débat perdurait depuis des années, l'usage des pesticides néonicotinoïdes, dits pesticides tueurs d'abeilles, a enfin été interdit en 2016, et cette décision a été appliquée comme prévu en 2018, l'année dernière. L'engagement pris a été tenu. Le champ de l'interdiction a même été étendu dans la loi agriculture et alimentation, votée l'année dernière, afin d'éviter tout contournement de cette disposition.
Nous poursuivrons notre politique de protection des espaces naturels, en créant un parc naturel forestier cette année, à cheval entre la région Bourgogne-Franche-Comté et la région Champagne-Ardenne. Nous fusionnerons l'Agence française pour la biodiversité et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage en un Office français de la biodiversité qui comptera près de 5 000 agents dédiés à la biodiversité.
Plus que jamais, dans le domaine de la biodiversité, nous devons regarder la réalité en face et passer à l'action.