Stella Dupont De nouvelles coupes budgétaires sont envisagées, affectant directement les conditions de travail des professionnels, et la qualité de vie des résidents et des personnes dépendantes à domicile.
Je tiens à rendre hommage à toutes ces femmes et tous ces hommes qui accompagnent nos aînés dans des conditions que l'on sait difficiles. Pour attirer et fidéliser ces professionnels qualifiés, il est essentiel de revaloriser leurs métiers. Malgré les mesures déjà prises, telles que la création de la cinquième branche de la sécurité sociale, l'augmentation des investissements dans les Ehpad ou les revalorisations salariales consécutives au Ségur de la santé, nous n'avons pas réussi à surmonter la crise. Les financements demeurent insuffisants. Or il est urgent d'agir : notre système devra investir beaucoup d'argent, non seulement pour s'adapter aux évolutions démographiques, mais aussi pour améliorer la qualité des services et alléger leur coût pour les familles.
Le financement de la dépendance doit toujours reposer sur la solidarité nationale, j'en suis convaincue. En raison de l'écart croissant entre les besoins et les contraintes budgétaires, il est néanmoins nécessaire d'explorer rapidement de nouvelles solutions. Le Comité consultatif du secteur financier suggère de créer un contrat dépendance solidaire qui fonctionnerait de manière équitable, avec une gouvernance collégiale. La large généralisation de ce contrat permettrait de partager les coûts afin de garantir une couverture suffisante en cas de perte d'autonomie.
Monsieur le ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes, quelle est la position du Gouvernement vis-à-vis de cette proposition à laquelle votre prédécesseure, Mme Vautrin, s'était montrée ouverte ? Quand pourrions-nous y travailler ensemble ? Nous devons trouver des financements supplémentaires, il y a urgence.