Michel Barnier, premier ministre . Non, depuis trois mois, nous avons exprimé le respect que nous devons – que je dois et que j'ai pratiqué – à l'égard de tous les groupes de cette assemblée, quels qu'ils soient, parce que tous, vous représentez des citoyens et êtes dépositaires d'un morceau, d'une parcelle de la légitimité républicaine.
J'ai donc du respect pour vous, comme pour tous les autres parlementaires. Le travail du gouvernement a montré ce respect, cette écoute et ce dialogue. D'ailleurs, je veux dire à M. Garot, qui a posé une bonne question, que nous sommes favorables à toutes les initiatives transpartisanes ou intergroupes, sur le sujet des déserts médicaux comme sur d'autres. Je resterai attentif à ces propositions. Voilà pour la forme, monsieur Chassaigne.
Sur le fond, tout le monde sait que la situation est difficile. D'abord, elle l'est sur le plan budgétaire – je l'ai dit dès le début en cherchant à montrer la vérité aux Français : la situation est plus grave qu'on ne l'a cru, avec une dette que tout le monde devra payer un jour. Ensuite, elle l'est sur le plan économique et social. Tout à l'heure, l'un de vos collègues parlait de la Chapelle Darblay et d'ArcelorMittal et je m'attendais à une question sur Michelin. Je suis cela très attentivement avec le ministre de l'industrie, le ministre de l'économie et des finances ainsi que le ministre du travail. Tous les jours, nous veillons à apporter notre soutien aux salariés et aux territoires qui sont touchés. Enfin, la situation est difficile sur le plan financier. Je suis avec une grande vigilance les marchés financiers, que je connais assez bien.
Il y a une chose dont je suis sûr, retenez bien ce que je vous dis aujourd'hui : la censure dont il est question pour demain rendra tout plus difficile et plus grave.