Marie Pochon De vous, nous n'avons vu que le mépris, les 49.3, les mensonges, les louvoiements devant Marine Le Pen. Pourtant, sur les prix rémunérateurs en agriculture, sur les déserts médicaux, ou encore hier sur le remboursement intégral des fauteuils roulants, nous vous avons fait des propositions ; nous savons légiférer et trouver des compromis.
Monsieur le premier ministre, si vous aviez tendu l'oreille, vous auriez entendu comment ces coupes budgétaires non assumées, servant à éponger une dette que vos soutiens ont créée, fragilisent déjà les milliers de victimes des plans sociaux, de la vente à perte et de la vie indigne – par exemple cette maman, « comme tant d'autres »…
Dans la Drôme d'où je viens, c'est un projet Territoires zéro chômeurs de longue durée, de ceux dont vous avez vanté les mérites, qui perd tous ses financements du fait de la prétendue responsabilité de votre budget. Cette censure, je ne la voterai pas de gaieté de cœur ; je la voterai car vous n'avez décidément rien écouté et rien compris.
Monsieur le premier ministre, je ne peux plus rien vous demander aujourd'hui. En revanche, à toutes celles et à tous ceux qui ont manifesté, qui ont voté, qui restent dignes et humbles quand leurs dirigeants fabriquent le chaos, nous disons que notre seul cap est et restera celui de l'écoute, du dialogue, de la recherche de majorités, de l'apaisement. Là résident leurs espoirs. Là, chers collègues, repose notre responsabilité.