Antoine Armand, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie . Il y a quelques mois encore, je siégeais sur ces bancs et nous avons travaillé ensemble sur les énergies renouvelables et sur l'énergie nucléaire – votre groupe a fait des pas importants sur le sujet. Je sais donc que, face à la transition écologique, nous sommes capables de dépasser les clivages et de regarder la réalité telle quelle est.
Vous auriez pu parler de dette écologique, mais vous auriez dû aussi parler de dette financière. En effet, si nous ne sommes plus capables de financer notre train de vie, comment financerons-nous nos investissements, notamment ceux, dont je reconnais comme vous l'importance, en faveur de nouvelles infrastructures énergétiques pour atténuer le changement climatique, mais aussi nous y adapter ? Le plan d'adaptation au changement climatique lancé il y a quelques mois par Christophe Béchu, le prédécesseur d'Agnès Pannier-Runacher au ministère de la transition écologique, est de ce point de vue important.
Si nous ne sommes pas capables de financer notre État, comment financerons-nous les dépenses que nous aurons besoin de faire demain ? C'est pour cela que, dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre a mis sur le même plan les dettes financière et écologique.
Nous ne nous montrerons pas responsables en matière écologique si nous ne sommes pas d'abord responsables financièrement et si nous ne dégageons pas des marges de manœuvre pour financer et investir dans l'avenir de nos compatriotes et de l'écologie, que ce soit en France ou sur toute la planète.
Dernier point, madame la députée : à l'Assemblée, il s'agissait d'une fuite de canalisation.