François-Noël Buffet, ministre des outre-mer . Votre question est de première importance. Elle me permet de réaffirmer que le Gouvernement, dans sa totalité, est au travail pour traiter la situation des outre-mer. S'ils sont physiquement loin, ils sont très proches de nous du point de vue de nos préoccupations.
Vous m'interrogez sur la méthode. Tout d'abord, le Premier ministre a souhaité que le ministère des outre-mer lui soit directement rattaché, ce qui prouve déjà l'importance accordée à nos territoires ultramarins.
Deuxièmement, nous entendons appliquer des principes simples et donner le temps au dialogue, ce qui ne signifie pas pour autant perdre du temps. Les situations d'urgence, que vous venez d'évoquer, sont au cœur de nos préoccupations quotidiennes. Nous y répondrons bien évidemment.
Je souhaite aussi établir un dialogue nourri, transpartisan, sans aucun doute élargi aux acteurs de terrain, mais qui se fonde exclusivement sur un discours de vérité. Car il est important que nos constats reposent sur la réalité. Peut-être aurons-nous des discussions sur la manière d'aborder les solutions mais le constat doit être partagé le plus largement possible.
En outre, nous devons nous appuyer sur les parlementaires ultramarins. Comment faire autrement ? C'est obligatoire et même essentiel pour le travail que nous devons mener. Nous devons aussi nous appuyer sur les délégations aux outre-mer, qui jouent un rôle important.
Par ailleurs, les politiques seront conduites de façon interministérielle – vous l'avez dit et je l'ai moi-même déjà évoqué car c'est important. Le comité interministériel des outre-mer se réunira au premier trimestre 2025. Il faut donc se mettre au travail dès à présent.
J'ajoute que des déplacements seront bien sûr prévus dans tous les territoires ultramarins.
Enfin, nous attendons le rapport sur l'évolution institutionnelle des outre-mer commandé par le Président de la République à deux spécialistes. Le travail a été lancé et nous aurons très bientôt des contacts à ce sujet.