Alexandre Allegret-Pilot Quand les sauvageons avancent, c'est la démocratie qui recule. Les violences envers les élus explosent, tout comme celles envers nos concitoyens, dont l'intégrité physique et morale est en jeu. Nouvellement député, j'en ai fait les frais ce dimanche : dans les Cévennes, une quarantaine de militants d'extrême gauche m'ont agressé, menaçant ma sécurité et m'empêchant d'accomplir ma mission de parlementaire. Ils refusent le verdict des urnes et ils entravent la démocratie.
À leurs yeux, mon appartenance à l'UDR, groupe soutenu par le Rassemblement national, légitimerait violences et outrages . Je fais désormais partie des représentants du peuple dont « on veut violer la mère et l'envoyer à l'hôpital ». Hanane Mansouri, Matthieu Bloch, Prisca Thevenot, David Magnier… Nombre d'entre nous sont touchés. La gauche elle-même n'est pas épargnée.
Pourtant, suis-je un sous-député ? Sommes-nous des sous-citoyens ? Il a fallu quinze gendarmes pour m'extraire de l'hystérie fasciste rouge, alimentée par le mythe du prétendu « front républicain ». Ceux qui se présentent en Jean Moulin de l'extrême gauche ne sont bien souvent que les héritiers des pires dictateurs ! Quand mettrez-vous hors d'état de nuire, durablement, les ennemis de la démocratie, soutenus par des médias complaisants ?