Joël Bruneau La ville de Caen a la chance de voir son centre hospitalier universitaire en phase de reconstruction. Il sera inauguré en 2026 et nous permettra de disposer d'un outil de soins extrêmement performant. Il subsiste néanmoins une difficulté majeure, liée au concept dont nous héritons et que Mme Simone Veil, alors ministre de la santé, qualifiait déjà d'obsolète lors de son inauguration en 1974 : une tour de vingt-trois étages, dont l'emprise au sol est d'un peu plus de 4 hectares et dont la superficie est de 132 000 mètres carrés.
Trois options ont été étudiées par un cabinet d'architectes compétent, missionné par la direction du CHU. La première est la restructuration de la tour, qui obligerait à injecter entre 220 et 280 millions d'euros, parce que sa superficie n'est que partiellement utilisable – environ 70 000 mètres carrés sur les 132 000.
La deuxième option est la destruction de la tour : son coût est estimé à environ 110 millions d'euros, dont 80 millions rien que pour le désamiantage, qui devra être effectué quoi qu'il arrive.
La troisième et dernière option, sans doute la plus facile mais la moins satisfaisante, consisterait à laisser la tour en l'état, ce qui nécessiterait un premier investissement de plus de 6 millions pour sécuriser les lieux, puis, chaque année, une enveloppe de 1,5 à 2 millions d'euros pour la maintenance minimale du site, ce qui grèverait gravement le budget de l'hôpital.
Je demande donc à Mme la ministre de la santé et de l'accès aux soins de bien vouloir effectuer dès à présent une étude opérationnelle relative à la destruction de cette tour, compte tenu des contingences techniques indissociables d'un chantier d'une telle ampleur. Je souhaite qu'elle trouve la bonne solution, en lien avec les services de l'État, pour avancer sur ce dossier un peu délicat.