Nicolas Daragon, ministre délégué chargé de la sécurité du quotidien . Comme vous, je veux souligner l'engagement des policiers de Vendôme dans tout ce qu'ils accomplissent chaque jour, malgré des conditions difficiles, pour protéger nos concitoyens.
Les attentes des Français en matière de sécurité sont claires, et avec le ministre de l'intérieur, Bruno Retailleau, nous sommes déterminés à y répondre. Nous avons demandé il y a quelques jours aux préfets et aux forces de l'ordre de mettre en place des plans d'action départementaux de restauration de la sécurité du quotidien. Avec ces nouveaux plans de bataille qui – point important – vont être élaborés au niveau local le plus fin, notre volonté est d'obtenir rapidement des résultats en conférant liberté d'agir et capacité d'initiative aux services territoriaux, en concentrant nos efforts sur les « points chauds » de la délinquance et en mobilisant mieux tous les acteurs de terrain de la sécurité.
J'en viens au cœur de votre interrogation. Au 30 septembre, la circonscription de police nationale de Vendôme comptait cinquante agents, dont quarante gradés et gardiens de la paix. Je souhaite clarifier ce point, car vous avez évoqué une diminution des effectifs de huit personnes au cours des deux dernières années. Certes, à la fin de 2022, la circonscription comptait cinquante-sept agents, mais ce chiffre n'est pas révélateur de l'effectif moyen des dernières années : quarante-neuf agents à la fin de 2016, cinquante à la fin de 2019, cinquante et un à la fin de 2021, cinquante-trois à la fin de 2023, etc. L'effectif peut donc être considéré comme stable autour d'une cinquantaine de personnes. J'ajoute que ces policiers peuvent, si nécessaire, compter sur des renforts, puisque la police nationale dispose au total de 217 agents dans le Loir-et-Cher.
Est-ce assez ? Nous serons attentifs à la situation à Vendôme et nous veillerons à ce que les moyens soient à la hauteur. Toutefois, aussi important que soit leur rôle, les moyens sont loin de tout régler. La politique d'augmentation des effectifs menée depuis maintenant plus de dix ans n'a pas permis d'endiguer la montée de la violence dans notre pays. Aujourd'hui, il faut notamment libérer les forces de l'ordre du travail bureaucratique et des excès du formalisme procédural qui les détournent de la voie publique et de l'enquête. Vous pouvez compter sur notre détermination comme sur l'engagement des policiers.