Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée des personnes en situation de handicap . Je vous réponds au nom de Mme la ministre de l'agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, qui, immédiatement après l'annonce de la fermeture de l'abattoir de Blancafort, a reçu le groupe LDC pour comprendre cette décision. Le site de Blancafort représentait un coût important pour le groupe, alors que le marché de la dinde est en décroissance et en proie à des alertes sanitaires qui rendent nécessaire sa transformation. Vous évoquez à juste titre la dynamique de réindustrialisation du territoire. Mme Annie Genevard s'est assurée que les projets étrangers de LDC, que vous avez mentionnés, ne se feraient pas au détriment de ses capacités en France.
Elle a par ailleurs reçu les représentants des éleveurs du Cher au ministère. Ils lui ont exposé leur désarroi et leur besoin d'un accompagnement visant, d'une part, à maintenir des débouchés pour leur activité et, d'autre part, à la convertir vers l'élevage de poulets. Mme la ministre s'est ainsi assurée que LDC proposerait à tous les éleveurs une collecte sans coût supplémentaire. À sa demande, LDC a proposé de financer la transition de la dinde vers le poulet pour ceux qui le souhaitent.
Quant aux quelque 120 salariés du site, l'offre que leur a faite LDC n'était pas acceptable. C'est pourquoi les services de l'État travaillent avec le groupe à la construction d'un nouveau plan de sauvegarde de l'emploi. Les services du ministère de l'agriculture sont pleinement mobilisés dans la recherche d'un repreneur. Leur priorité est de trouver un repreneur avant l'arrêt de l'abattoir, prévu en mars 2025. À cette fin, ils sont en contact avec 160 repreneurs potentiels, issus du secteur de la volaille, mais aussi du secteur de l'agroalimentaire, afin de préserver le tissu productif local.
Soyez assuré que le gouvernement continuera de suivre ce dossier avec la plus grande attention et que vous y serez pleinement associé.