Stéphane Travert,
Ministère de l'agriculture et de l'alimentation •
29 janv. 2019Selon les estimations établies en octobre 2018, la récolte de vin s'établirait à 12,6 millions d'hectolitres dans le bassin Languedoc-Roussillon, niveau légèrement supérieur à la moyenne des cinq derniers millésimes et en hausse de 20 % par rapport à la campagne précédente. Toutefois, du fait des fortes pluies du printemps, la campagne 2018 a été marquée par une pression de mildiou particulièrement forte dans certains bassins viticoles, l'Hérault notamment, entraînant des pertes de récolte. La situation est ainsi très contrastée selon les secteurs concernés. Afin d'aider notamment les viticulteurs affectés par le mildiou au cours de la campagne, une cellule de crise a été mise en place par le préfet de l'Hérault, visant à articuler et mettre en œuvre les différents dispositifs existants. En application de la convention d'objectifs et de gestion signée entre l'État et la mutualité sociale agricole (MSA), une enveloppe de 30 M€ est répartie chaque année entre départements au titre des crédits du fonds d'action sanitaire et sociale de la MSA destinés à la prise en charge des cotisations sociales des personnes non-salariées des professions agricoles et des employeurs de main d'œuvre agricole, après examen des dossiers des demandeurs. Dans ce cadre, une première enveloppe de 15 M€ a été répartie le 23 mai 2018, sur laquelle 1 002 000 € ont été affectés au département de l'Hérault, et une seconde le 11 octobre 2018, sur laquelle 283 500 € ont été affectés au département de l'Hérault. Dans l'attente, les exploitants en difficulté peuvent également solliciter auprès de leur caisse de MSA un report de paiement de leurs cotisations sociales, qui prend la forme d'un échéancier accordé à ceux qui se trouvent en situation financière et économique difficile quelle qu'en soit la cause, mais dont la viabilité de l'exploitation ou de l'entreprise est reconnue. Les échéanciers de paiement peuvent porter sur les cotisations et contributions sociales dues pour la protection sociale personnelle obligatoire des chefs d'exploitation ou d'entreprise agricoles, sur les cotisations sociales patronales et les contributions de sécurité sociale dues par les employeurs de main d'œuvre agricole, et sur les cotisations conventionnelles du régime des non-salariés et salariés agricoles recouvrées pour le compte de tiers.