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🧭Gouvernement Philippe 2
Édouard Philippe
, Premier ministre
Gérard Collomb
, Ministère de l’intérieur
Nicolas Hulot
, Ministère de la transition écologique et solidaire
Nicole Belloubet
, Ministère de la justice
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de l'Europe et des affaires étrangères
Florence Parly
, Ministère des armées
Jacques Mézard
, Ministère de la cohésion des territoires
Agnès Buzyn
, Ministère des solidarités et de la santé
Bruno Le Maire
, Ministère de l'économie et des finances
Françoise Nyssen
, Ministère de la culture
Muriel Pénicaud
, Ministère du travail
Jean-Michel Blanquer
, Ministère de l'éducation nationale
Jacqueline Gourault
, Ministère de l'intérieur
Stéphane Travert
, Ministère de l'agriculture et de l'alimentation
Gérald Darmanin
, Ministère de l'action et des comptes publics
Frédérique Vidal
, Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation
Annick Girardin
, Ministère des outre-mer
Laura Flessel
, Ministère des sports
Roxana Maracineanu
, Ministère des sports
François de Rugy
, Ministère de la transition écologique et solidaire
Jean-Michel Blanquer
, Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse

Jacqueline Gourault
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
Franck Riester
, Ministère de la culture
Didier Guillaume
, Ministère de l'agriculture et de l'alimentation
Adrien Taquet
, Secrétariat d'État après de la ministre des solidarités et de la santé
Élisabeth Borne
, Ministère de la transition écologique et solidaire
Jean-Paul Delevoye
, Ministère des solidarités et de la santé – Retraites
Olivier Véran
, Ministère des solidarités et de la santé
Christophe Castaner
, Ministère de l'intérieur19 févr. 2019
Depuis de nombreuses années, le ministère de l'intérieur s'est fortement impliqué dans la lutte contre toutes les formes de contenus haineux. Ainsi, le ministère de l'intérieur veille systématiquement à signaler à l'autorité judiciaire tous les faits portés à sa connaissance qui lui semblent constitutifs d'infractions. En effet, ces pratiques doivent faire l'objet d'une réponse pénale, l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse prohibant la provocation publique à la haine, à la discrimination ou à la violence ainsi que les diffamations et injures, lorsqu'elles sont commises à raison de l'origine, de l'appartenance ou de la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, ainsi qu'à raison du sexe, de l'identité sexuelle, de l'identité de genre ou du handicap. Au regard des dispositions de l'article 93-3 de la loi n° 82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle, peuvent être poursuivis en tant qu'auteur de l'infraction le directeur ou le codirecteur de la publication ou, à défaut, l'auteur du contenu ou, à défaut de l'auteur, le producteur, qualité que revêt le créateur d'une page sur un réseau social. Pour sa part, la plateforme russe VKontakte est un service de communication en ligne de type réseau social à l'instar de Facebook. Elle constitue donc un fournisseur d'hébergement au sens de l'article 6 I.-2 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique dite LCEN et échappe à ce titre au système de responsabilité précité. Les hébergeurs ne peuvent en effet être tenus pour responsables d'un contenu qu'ils stockent que si, ayant connaissance d'un contenu illicite s'adressant à un public français, ils ne l'ont pas retiré dans les meilleurs délais, dans les conditions prévues par les articles 6 I.-3 et 6 I.-5 de la LCEN. Ils ont en revanche l'obligation de mettre en place un dispositif permettant de signaler certains contenus illicites, dont les contenus haineux que vous déplorez. Cependant, à ce jour, très peu de comptes Vkontakte ont été portés à la connaissance de la police nationale via la plate-forme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements (PHAROS) en raison de leur contenu. Plus largement, s'agissant de tels contenus illicites, les services enquêteurs et judiciaires butent régulièrement sur la difficulté à en identifier les auteurs. En outre, bien que la loi pénale française soit applicable à ces situations en vertu des articles 113-1 et suivants du code pénal, il existe des difficultés à donner effet aux injonctions judiciaires françaises à l'étranger. Aussi, afin de mettre un terme au trouble provoqué par ces contenus, il peut être fait application des mesures d'urgence contenues dans la loi française. En effet, selon l'article 50-1 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, « lorsque les faits visés par les articles 24 et 24 bis résultent de messages ou informations mis à disposition du public par un service de communication au public en ligne et qu'ils constituent un trouble manifestement illicite, l'arrêt de ce service peut être prononcé par le juge des référés, à la demande du ministère public et de toute personne physique ou morale ayant intérêt à agir. » Pour sa part, l'article 6 I.-8 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique permet à l'autorité judiciaire de prescrire en référé ou sur requête aux hébergeurs ou, à défaut, aux fournisseurs d'accès à internet toutes mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un service de communication au public en ligne. Ces dispositions ont été appliquées récemment par le tribunal de grande instance de Paris, lequel, sur le fondement de l'article 50-1 de la loi du 29 juillet 1881, a le 27 novembre 2018 enjoint les fournisseurs d'accès à internet de mettre en œuvre toute mesure appropriée de blocage afin d'empêcher l'accès en France au site internet democratieparticipative.biz, au regard de ses nombreux articles incitant à la haine raciale et de représentations faisant l'apologie de crime contre l'humanité. A plus long terme, le ministère de l'intérieur prend une part active à la réflexion menée par le Gouvernement sur les mesures à prendre pour responsabiliser davantage les plateformes comme les réseaux sociaux, notamment dans le cadre des états généraux des nouvelles régulations numériques lancés en juillet 2018. Les pistes envisagées incluent des obligations de retrait rapide des contenus illicites signalés, tels que les contenus haineux, ou encore la représentation légale des grands opérateurs au sein de l'Union européenne.
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