L'article 41 modifié de la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998 de financement de la sécurité sociale pour 1999 a mis en place un dispositif de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante. Il est ouvert, à partir de cinquante ans, aux salariés du régime général atteints de maladies professionnelles liées à l'amiante ou ayant travaillé dans des établissements de fabrication de matériaux contenant de l'amiante, de flocage et de calorifugeage à l'amiante ou de construction et de réparation navales figurant sur des listes établies par arrêtés interministériels. Depuis sa mise en place, ce dispositif a permis le départ en pré-retraite de près de 100 000 personnes. L'inscription d'un établissement sur ces listes, pour une période déterminée, est subordonnée au fait que la part de l'activité consacrée aux opérations exposantes à l'amiante visées par le dispositif dans l'établissement revête un caractère significatif sur la période considérée. Celui-ci est évalué au regard de la proportion de salariés affectés à ces opérations et de la fréquence de celles-ci. L'établissement « Sadefa Industries » devenu « Fumel D » puis « Metal Temple Aquitaine », qui produisait et commercialisait des pièces en métaux ferreux avant sa liquidation judiciaire en juin 2018, est inscrit sur la liste des établissements susceptibles d'ouvrir droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante (ACAATA) pour la période comprise entre 1847 et 1997. Depuis l'inscription de cet établissement par arrêté du 24 avril 2002, plusieurs demandes d'extension de la période d'inscription ont été formulées, qui ont fait l'objet de décisions de rejet. Toutefois, la dernière décision du 8 mars 2016 refusant d'inscrire l'établissement pour la période de 1998 à 2012 a été annulée par jugement du tribunal administratif de Bordeaux rendu le 26 avril 2018. Conformément à cette décision de justice, l'arrêté étendant l'inscription dudit établissement sur la liste des établissements susceptibles d'ouvrir droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante pour la période 1998-2012 est en cours de publication au Journal officiel de la république française.