François-Noël Buffet,
Ministère auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur •
3 juin 2025La maîtrise de la langue française est un facteur clé de l'intégration et de l'insertion sociale et professionnelle des étrangers en France. C'est pourquoi, dans le cadre du parcours d'intégration républicaine, les étrangers primo-arrivants ayant vocation à se maintenir sur le territoire français bénéficient d'une formation linguistique, visant à l'acquisition de la langue française (article L. 413.3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). La maitrise d'une langue nécessite d'être pratiquée pour maintenir à niveau ses connaissances ; les études attestent, qu'à défaut d'une pratique régulière d'une langue, une forte baisse des compétences linguistiques est constatée trois ans après l'apprentissage. Par ailleurs, l'exigence d'une certification du niveau de langue récente permet de garantir une mobilisation continue et sur le long terme pour l'apprentissage et la pratique de la langue française. Aussi, les organismes certificateurs ont conjointement retenu au niveau international une durée de validité de deux ans des certifications linguistiques. Cette durée de validité de deux ans des tests d'évaluation du niveau de français pour les étrangers demandant la nationalité française ou demandant une carte de résident permet de tenir compte des délais de délivrance des titres de séjours par les préfectures. La mise en place d'une nouvelle application informatique pour les prises de rendez-vous en préfecture a réduit les délais d'attente qui sont maintenant en moyenne de 27 jours. 400 centres, répartis dans l'hexagone et outre-mer, dispensent les certifications reconnues : le Test de connaissance du français - intégration, résidence, nationalité (TCF IRN) et le Test d'évaluation du français - inégration, résidence, nationalité (TEF IRN). En Ile-de-France, 60 centres sont habilités. Enfin, dans le cadre de la mise en oeuvre de la loi « pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration » du 26 janvier 2024, le ministère de l'intérieur a demandé aux organismes certificateurs de veiller à renforcer la couverture géographique des centres d'examen compte tenu de l'obligation qui sera faite au plus tard le 1er janvier 2026 aux étrangers demandant un titre de séjour pluriannuel d'attester d'un niveau de langue. L es services du ministère de l'intérieur demeurent attentifs à toute difficulté localisée dans l'accès aux tests, afin de faire prendre des mesures correctrices par les organismes certificateurs.