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🧭Gouvernement Bayrou
François Bayrou
, Premier ministre
Élisabeth Borne
, Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
Manuel Valls
, Ministère des outre-mer
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Bruno Retailleau
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles
Éric Lombard
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique
Sébastien Lecornu
, Ministère des armées
Rachida Dati
, Ministère de la culture
François Rebsamen
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Agnès Pannier-Runacher
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire
Laurent Marcangeli
, Ministère de l'action publique, de la fonction publique et de la simplification
Marie Barsacq
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Avec
Astrid Panosyan-Bouvet
, Ministère auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé du travail et de l’emploi12 mars 2025

ÉCOLE DE LA DEUXIÈME CHANCE À MONTARGIS


M. le président . La parole est à M. Thomas Ménagé, pour exposer sa question, no 226, relative à l'école de la deuxième chance à Montargis.

M. Thomas Ménagé . Je tiens à appeler votre attention sur un enjeu fondamental pour ma circonscription du Gâtinais montargois : l'insertion professionnelle des jeunes sans qualification. Dans ce territoire, notamment dans la zone d'emploi de Montargis, la situation est particulièrement préoccupante. Avec un taux de chômage de plus de 10 %, bien supérieur à la moyenne départementale de 7 %, Montargis est la deuxième zone la plus touchée de la région Centre-Val de Loire.

Au-delà du chômage, c'est la difficulté d'accès à l'emploi qui frappe particulièrement les jeunes. Près de 57 % des demandeurs d'emploi dans cette zone ont un niveau de qualification inférieur ou égal au certificat d'aptitude professionnelle (CAP). Concrètement, cela signifie qu'ils rencontrent d'énormes obstacles pour accéder à des formations qualifiantes et pour trouver un emploi stable. Par ailleurs, en 2021 – il faut bien avoir ce chiffre à l'esprit –, le taux de scolarisation des 18-24 ans y était de seulement 32 %, contre 47 % pour l'ensemble du Loiret.

À la fin de l'année 2023, près de 1 000 jeunes de moins de 26 ans y étaient inscrits comme demandeurs d'emploi. Or, sur les 24 000 offres déposées à Montargis et Gien cette même année, seules 220 ne nécessitaient pas de diplôme. La quasi-totalité des emplois proposés requiert donc un niveau de qualification que ces jeunes n'ont pas, alors même que l'industrie représente 22 % des emplois salariés dans cette région – poids bien plus élevé que la moyenne nationale – et que notre industrie a besoin de main-d'œuvre. Cette situation traduit donc un véritable paradoxe : d'un côté, des jeunes veulent travailler mais n'ont pas les qualifications nécessaires ; de l'autre, un tissu économique peine à recruter par manque de personnel qualifié.

Une des solutions est pourtant connue et a fait ses preuves ailleurs : la présence d'une école de la deuxième chance. Le projet d'en créer une à Montargis existe, il est solide et soutenu. Le centre de formation d'apprentis (CFA) Est Loiret, qui promeut cette initiative, a suivi toutes les étapes nécessaires pour obtenir la labellisation auprès du réseau E2C France. Les acteurs locaux sont pleinement mobilisés et se sont engagés à apporter une part significative du financement et à contribuer au projet.

L'étude de faisabilité a démontré un réel besoin, avec une estimation de 540 jeunes concernés dans la seule zone d'emploi de Montargis. L'ouverture de cette école était prévue pour la rentrée 2024-2025 et deux tiers du financement sont déjà sécurisés. Pourtant, contre toute attente, l'État a indiqué renoncer à son engagement de financer le tiers restant. Sans ce soutien, le projet ne peut pas voir le jour et ce sont des centaines de jeunes qui se retrouvent potentiellement privés d'accès à une formation et au marché du travail.

Il s'agit d'un projet structurant et d'un levier essentiel pour notre territoire. L'État a donné son accord de principe, il a encouragé les porteurs de projet à aller de l'avant et à réaliser les études nécessaires pour ensuite se dédire. Ma question est donc simple : le gouvernement va-t-il respecter ses engagements et débloquer les fonds nécessaires pour que cette école de la deuxième chance ouvre dans les meilleurs délais ?

M. le président . La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l'autonomie et du handicap.

Mme Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l'autonomie et du handicap . Je réponds à votre question au nom de Mme la ministre chargée du travail et de l'emploi dont je vous prie de bien vouloir excuser l'absence. Je rappelle tout l'intérêt que le gouvernement porte au modèle des écoles de la deuxième chance. Mme Panosyan-Bouvet a eu l'occasion de visiter plusieurs de ces écoles au cours de ses déplacements et a apprécié l'exigence des parcours conçus et la précision dans les méthodologies d'apprentissage proposées. C'est donc un modèle auquel nous croyons.

Ces dernières années, l'État a soutenu le développement du réseau dans le cadre du plan d'investissement dans les compétences qui a permis la création de cinq nouvelles écoles et de trente-cinq nouveaux sites depuis 2018. Les écoles de la deuxième chance comptent désormais 159 lieux d'activité permanents, implantés dans douze régions, soixante-huit départements et cinq territoires ultramarins.

De plus, nous souhaitons renforcer encore davantage les liens entre les missions locales et les écoles de la deuxième chance, et faire en sorte que le contrat d'engagement jeune oriente plus de jeunes, non pas après quelques mois mais après quelques jours ou semaines, vers les écoles de la deuxième chance. Nous y travaillons avec le réseau des missions locales.

Le projet de Montargis – vous avez raison et Mme Panosyan-Bouvet partage votre diagnostic – est un projet de qualité, qui a du sens pour ce territoire et qui a été fortement soutenu par le réseau et les acteurs locaux. Je mesure l'investissement et le travail de préparation que nécessite un tel projet. Toutefois, les services de l'État qui ont pris part à l'élaboration du projet à l'échelle locale ont indiqué, à partir de l'automne 2024, ne pas disposer des moyens suffisants pour le soutenir.

Dans le cadre du budget pour 2025, nous avons veillé, afin d'éviter des ruptures de parcours, à maintenir les financements de l'État au profit de l'actuel réseau des écoles de la deuxième chance. Cependant, cet effort budgétaire ne permet pas d'en ouvrir de nouvelles et donc de s'engager pour le projet de Montargis. Mme la ministre le regrette et demeure attentive à l'évolution du dossier.

M. le président . La parole est à M. Thomas Ménagé.

M. Thomas Ménagé . Vous vous doutez bien que votre réponse ne me satisfait pas. Il s'agit du tiers restant à financer, soit 100 000 euros. Vous l'avez rappelé : le modèle fonctionne, il est efficace. Notre territoire a subi des émeutes sans précédent et vous avez été les premiers à tenir des discours rappelant la nécessité d'accompagner socialement les jeunes.

Les écoles de la deuxième chance doivent être au bon endroit ; celles qui existent sont à des centaines de kilomètres de populations qui connaissent des problèmes de mobilité. Je peux comprendre le manque de moyens budgétaires mais je vous invite à venir expliquer aux acteurs locaux qui ont dépensé de l'argent et financé des études, ainsi qu'aux jeunes qui attendent des solutions, que vous ne pourrez pas les accompagner. Tous sont aujourd'hui très déçus.

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