Bénédicte TaurineDepuis dix-huit mois, professeurs, parents et élèves sont mobilisés face à votre contre-réforme du bac. Depuis dix-huit mois, dans le respect des procédures, les syndicats et des instances comme le Conseil supérieur de l'éducation se sont prononcés contre votre réforme du bac. Vous répétez à l'envi que votre porte est ouverte, mais démontrez tout le contraire : nous-mêmes, parlementaires, n'avons pas eu l'occasion d'en discuter.
C'est en conséquence, et en conséquence seulement, que des professeurs ont choisi d'exercer leur droit constitutionnel à la grève pendant les épreuves du baccalauréat.
Rappelons que ces professeurs ne se battent nullement pour eux-mêmes, mais bien pour l'intérêt général, car votre contre-réforme , en créant en lieu et place d'un examen national une multitude de bacs locaux, est en rupture avec l'égalité républicaine.
Évidemment, personne ne peut se satisfaire de la rétention des notes d'un examen, pas même les professeurs grévistes, qui – faut-il le rappeler ? – ont préparé avec soin leurs élèves à cet examen.