Jean-François EliaouJe souhaite d'abord exprimer toutes mes condoléances et ma sympathie à la famille et aux proches de notre collègue François André, décédé cette nuit.
Ma question s'adresse à madame Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès de la ministre des solidarités et de la santé, après la publication, la semaine dernière, du rapport de l'Observatoire français des conjonctures économiques, l'OFCE, sur la loi de finances pour 2020.
En tant que promoteur de l'évaluation des politiques publiques, je commencerai par souligner que la pratique de l'analyse des décisions appliquées par le Gouvernement est une bonne chose – à condition bien sûr que la méthode et les conclusions soient sincères et objectives.
Si l'OFCE souligne dans son rapport un gain de pouvoir d'achat de 5 milliards d'euros pour les Français, dont nous devons nous féliciter, son analyse reste tronquée et centrée sur une approche fiscale, qui ne reflète pas la réalité de l'action politique, conforme aux engagements pris depuis notre élection en 2017.
Des résultats probants ont en effet été publiés récemment. Je songe à la baisse du chômage, à l'augmentation importante de l'apprentissage et du recours à la prime d'activité – dont 5 millions de Français sont désormais bénéficiaires –, ainsi qu'à la pleine entrée en vigueur de l'offre 100 % Santé. Il convient d'y ajouter la suppression de la taxe d'habitation, qui offre un gain de pouvoir d'achat d'environ 780 euros par an et par foyer.
Je ne suis, bien sûr, pas exhaustif : de nombreuses mesures sociales, qui ne sont donc pas incluses dans la loi de finances et qui concernent les personnes les plus vulnérables, sont appliquées et produisent leurs effets. À titre d'exemple, le Président de la République a rappelé ce matin sa politique en faveur du handicap et a tracé de nouvelles pistes – car, naturellement, le travail continue et nous restons mobilisés.
Quel bilan de la politique conduite en faveur des Français les plus vulnérables pouvez-vous aujourd'hui nous communiquer ?