Mohamed LaqhilaMonsieur le ministre de l'intérieur, depuis plusieurs années, les effectifs de police des cinq communes de ma circonscription, dont Aix-en-Provence, travaillent en flux tendu. Vous n'êtes pas sans savoir que la police assure quotidiennement nombre de missions au bénéfice du tribunal judiciaire et de la cour d'appel d'Aix-en-Provence – ville où vous vous trouviez récemment. Vous n'êtes pas sans savoir que la police est davantage sollicitée depuis le doublement des capacités d'accueil de la prison de Luynes, qui se trouve dans ma circonscription et qui est devenue le troisième centre pénitentiaire en France.
Toutes ces nouvelles contraintes imposent régulièrement la mobilisation de nombreuses unités de commissariat au détriment de la sécurité et de la tranquillité de nos concitoyens. J'en veux pour preuve les cambriolages et les vols par effraction, qui ont augmenté de façon significative dans les communes de ma circonscription et principalement dans la ville d'Aix-en-Provence. Ils ont même connu un pic au cours de l'année qui vient de s'écouler – pic jamais atteint auparavant. Récemment, deux de mes proches ont subi, pour l'un, un vol à l'arraché et, pour l'autre, une agression physique qui l'a conduit à trois jours d'hospitalisation.
Ma question est simple, monsieur le ministre : qu'avez-vous prévu pour faire face à cette situation, qui s'aggrave de jour en jour ? M. le secrétaire d'État Nunez, présent lui aussi à Aix-en-Provence il n'y a pas si longtemps, s'était engagé à renforcer les effectifs nécessaires à la police nationale pour faire face au fonctionnement des juridictions et du centre pénitentiaire. Or j'apprends que le commissaire Céméli, à qui je rends hommage – c'est un très bon policier –, a vu il y a peu son effectif réduit de quinze policiers.