Olivier Véran, ministre. Vous connaissez mon engagement sur les questions de santé publique. Vous avez, par exemple, évoqué la difficulté de recruter des médecins : j'ai rédigé, en 2013, le rapport parlementaire qui dénonçait déjà le recours excessif à l'intérim médical, celui-ci conduisant à vider des hôpitaux entiers de médecins pourtant indispensables au fonctionnement des services. Vous avez soutenu, si je me souviens bien, la mesure, que j'ai fait adopter par cette assemblée, visant à lutter contre le recours aux mannequins trop maigres, de manière à promouvoir la santé publique. Vous avez été en accord avec de nombreuses dispositions que nous avons promues depuis le début du quinquennat. Dans les dix-huit questions que vous m'avez posées en une, je veux entendre un peu d'excès lié à la situation particulière.
Vous savez très bien que notre système de santé est extrêmement solide, notamment en matière de santé publique et lorsqu'il s'agit de lutter contre des risques épidémiques. Ce n'est pas le ministre de la santé qui est solide, ce sont les médecins de ce pays, les infirmières de ce pays, les kinésithérapeutes de ce pays, l'ensemble du corps hospitalier, l'ensemble de la médecine de ville et l'ensemble des pharmaciens, que j'ai reçus aujourd'hui en délégation, qui le sont ! Ce sont eux qui permettent de lutter contre la menace épidémique actuelle. Le secteur médico-social a également un rôle essentiel à jouer. La représentation nationale a tout intérêt à les soutenir et à se montrer unie face à la menace épidémique que nous connaissons.
Quant à la question hospitalière, j'aurai l'occasion de préciser ma proposition, mais il n'y a pas de honte à interroger l'ensemble du personnel des hôpitaux, celles et ceux qui prennent soin de nous quand nous sommes malades, pour savoir comment nous pouvons, à notre tour, prendre soin d'elles et d'eux.