Maxime MinotJ'associe à cette question mes collègues de l'Oise Olivier Dassault et Éric Woerth, sans oublier notre collègue Pierre Vatin, confiné depuis hier soir.
Alors que le coronavirus a atteint la France, l'Oise se trouve en première ligne et paye un lourd tribut. Je tiens à saluer le courage et la résilience de ses habitants et de ses élus locaux, qui font face à la situation avec dignité malgré les inquiétudes légitimes qui les assaillent. J'ai également une pensée pour les victimes et tous les personnels de santé confinés ou travaillant dans les hôpitaux, qui luttent pied à pied contre la maladie et qui accompagnent nos malades. Enfin, je remercie les services de l'État, qui, dans le contexte extrêmement difficile que nous connaissons, accomplissent leurs missions avec dévouement et abnégation.
Depuis quelques jours, l'Oise est mise sous cloche, des mesures de sauvegarde – manifestations interdites, déplacements limités, établissements scolaires fermés dans certaines communes – ayant été prises, en plus des gestes de bon sens qui s'imposent à chacun d'entre nous, pour limiter la propagation du virus.
Si le manque de transparence qui a accompagné les premières heures de l'apparition de cas dans notre département a été en partie résorbé, une plus grande pédagogie est nécessaire, notamment pour ce qui concerne le zonage des interdictions et des fermetures. En outre, des interrogations demeurent, notamment sur la recherche du patient zéro et la prise en charge des militaires de la base de Creil à leur retour de Chine. J'appelle donc à ce que toute la lumière soit faite et à ce que des réponses soient apportées sans délai.
Monsieur le Premier ministre, que dites-vous aux habitants de l'Oise ? Comment pouvez-vous, afin d'éviter la psychose, les rassurer sur l'action de l'État ?