Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé. Je crains que vous n'ayez posé trop de questions – ce n'est pas une critique – pour que je puisse y répondre de façon exhaustive.
Je crois avoir répondu au sujet des masques : j'ai annoncé la réquisition de l'ensemble des stocks de production ; vous y êtes certainement sensible.
S'agissant des EHPAD, j'ai réuni ce matin à mon ministère, en présence de Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, l'ensemble des acteurs du secteur médico-social et social afin de travailler avec eux à la publication, dans les quarante-huit heures, de protocoles de bonnes pratiques. Il faut évidemment protéger les personnes les plus fragiles vis-à-vis de la maladie, c'est-à-dire les personnes âgées ou porteuses d'autres maladies ou d'autres types de fragilité.
Croyez en l'engagement total du Gouvernement. L'enjeu n'est nullement politique, il est de bon sens et humain.
S'agissant des mesures de confinement et des fermetures d'écoles, nous raisonnons territoire par territoire. Au sein de ceux où le virus circule beaucoup, nous pouvons être amenés à fermer des écoles, mais il ne s'agit pas de fermetures sèches : ce sont des fermetures accompagnées, dans le cadre desquelles des volontaires de la réserve sanitaire – je les salue car nous avons une réserve formidable dans notre pays – sont mobilisés pour accueillir dans les écoles les familles et les enfants, les interroger, parfois les examiner et réaliser, lorsque c'est nécessaire, des tests-diagnostics.
Au sein de ces territoires, le Gouvernement a demandé d'éviter les grands rassemblements et encouragé le télétravail, mais sans interdire les mobilités, parce qu'il ne faut évidemment pas paralyser les voies de communication entre les habitants, la vie sociale, le pays. Dans les périphéries de ces zones à forte concentration virale, nous avons demandé d'éviter là aussi les grands rassemblements et pris des mesures nationales.
Nous raisonnons, je le répète, territoire par territoire. Chaque décision de santé publique que j'annonce est prise après concertation avec des blouses blanches qui y ont réfléchi. Croyez-moi, toutes les décisions sont raisonnées, et le Gouvernement va continuer à les expliquer aux Français, parce que leur adhésion à l'action que nous menons, au-delà des clivages politiques – je sais que c'est aussi l'esprit de votre question –, est fondamentale dans la période que nous vivons.