Laure de La RaudièreCela provoque de la colère dans nos campagnes.
Les préfets sont démunis, car ils ne disposent d'aucune possibilité réglementaire solide pour interdire un projet éolien à proximité d'un monument historique ou dans un territoire où ce projet est totalement rejeté par la population. Les promoteurs ont beau dire que les élus ont les moyens d'encadrer le développement de l'éolien par les documents d'urbanisme, c'est tout simplement faux, c'est un mensonge. En effet, les services de l'État rejettent les plans locaux d'urbanisme dans lesquels une commune rurale interdit l'éolien sur tout son territoire, même si c'est là le souhait des élus.
Doit-on encore rappeler ici que l'implantation d'éoliennes terrestres en France n'a strictement aucun impact du point de vue de la lutte contre le réchauffement climatique ? Dès lors, au nom de quelle transition écologique accepte-t-on de détruire les paysages et le patrimoine français avec ces machines tournantes et clignotantes de 200 mètres de haut ?
Madame la ministre, quelles mesures législatives et réglementaires avez-vous prévues pour que vos propos courageux contre le développement anarchique de l'éolien soient réellement efficaces ?