Édouard Philippe, Premier ministre. Madame la députée, vous avez commencé votre question en adressant vos félicitations républicaines à toutes celles et ceux qui, à l'issue du scrutin de dimanche dernier, ont été élus conseillers municipaux dans les plus de 4 000 communes dans lesquelles le second tour devait encore être organisé. Je voudrais m'associer aux félicitations républicaines que vous venez d'adresser aux élus et peut-être, si vous m'y autorisez, élargir un peu les remerciements et félicitations à tous ceux qui se sont présentés aux élections. Je suis certains que vous les englobiez aussi dans votre remarque. .
Vous connaissez comme moi la difficulté de la vie politique et la valeur de l'engagement. Nombre de nos concitoyens se sont engagés dans ces élections municipales, parfois avec l'espoir de gagner, parfois sans cet espoir, mais pour défendre des idées et une vision. Ils l'ont fait avec un sens de l'engagement civique qu'il faut saluer. Le suffrage ne leur a peut-être pas toujours été favorable ; il n'empêche, ils sont allés devant les électeurs et ont voulu participer à ce débat public important. Je pense qu'ils méritent d'être salués.
De la même façon, nous devons saluer – et je suis certain que vous les englobiez aussi –, tous ceux qui ont rendu ces élections possibles : les agents de l'État, les agents municipaux, les bénévoles, nos concitoyens qui tiennent des bureaux de vote.
Nous nous faisons souvent la réflexion, tous ensemble, que les élections nous paraissent évidentes, naturelles. La vérité, c'est qu'elles ne sont possibles que parce qu'il y a, dans notre pays, des femmes et des hommes qui participent à l'élection en votant mais aussi en consacrant du temps à leurs concitoyens et en faisant vivre cet exercice démocratique.
Les élections, qu'elles soient municipales, cantonales, régionales ou nationales, sont un moment essentiel dans une démocratie. En réponse à votre question, madame la députée, je vous rappellerai que l'on ne fixe pas la date des élections à sa convenance. Vous avez l'air surpris ! C'est la loi qui fixe le terme du mandat pour lequel un élu a été élu et l'on ne peut pas choisir le moment de l'élection. Mais il est admis – vous le savez comme moi – que, dans l'hypothèse où un motif d'intérêt général…