Cyrille Isaac-SibilleJ'adresse ma question au Premier ministre car elle traite d'une thématique qui, grâce à lui, est traitée au niveau interministériel : il s'agit de la santé publique.
Dans quelques jours, le Ségur de la santé formulera ses propositions pour refonder le système de santé. Oui, il est évident que l'hôpital devra être mieux pris en compte. Oui, les carrières du personnel soignant devront être revalorisées. Oui, l'hôpital doit être l'une de nos priorités. Mais il ne saurait être la seule, car la crise a été, avant tout, une crise de santé publique. L'hôpital, grâce au dévouement de son personnel, a montré qu'il pouvait être agile. La santé publique, elle, n'était pas prête et n'a pas été au rendez-vous.
Le Premier ministre a montré l'attachement du Gouvernement à une politique de santé publique interministérielle, notamment grâce à la création d'un comité interministériel pour la santé, dès 2018. Nous devons aller plus loin et plus vite. Je sais que nous partageons le même souhait : que la prévention ne soit plus seulement un concept, mais une réalité pour chacun de nos citoyens, quels que soient leur âge et leur condition, pour reprendre les propos d'Édouard Philippe.
Sans présumer des propositions du Ségur, pouvez-vous nous affirmer que la santé publique n'en sera pas la grande oubliée, qu'elle bénéficiera d'un appui interministériel encore plus fort et qu'elle disposera enfin de moyens financiers pérennes et bien identifiés ?