Liliana Tanguy Élue dans le Finistère, territoire emblématique de la pêche, avec les ports de Cornouaille – Le Guilvinec, Loctudy, Saint-Guénolé en pays bigouden, et Audierne à la pointe du Raz –, je tiens à souligner l'importance vitale de cette filière pour nos littoraux. Or elle fait face à des défis majeurs : quotas restrictifs, mesures de fermeture dans l'espace et dans le temps, vieillissement de la flotte, difficultés de renouvellement générationnel et fin des aides au carburant, que notre ancien ministre Hervé Berville avait pourtant vaillamment défendues à Bruxelles.
La fermeture actuelle du golfe de Gascogne, destinée à protéger les petits cétacés, immobilise une centaine de navires dans le Finistère et entraîne une baisse substantielle des apports en criée, fragilisant nos pêcheurs et nos mareyeurs.
Je tiens à souligner l'engagement des élus locaux de ma circonscription, solidaires des professionnels, qui appellent le gouvernement à trouver des solutions équilibrées pour concilier préservation de l'environnement et soutien à l'économie locale.
Madame la ministre de la pêche, lors de votre visite au Guilvinec, vous avez très justement rappelé l'importance de cette filière pour notre souveraineté alimentaire. La France importe trois quarts du poisson que consomment ses habitants, alors qu'elle dispose du deuxième espace maritime le plus vaste au monde.
Dans ce contexte, qu'envisagez-vous de faire concrètement pour moderniser une flotte dont l'âge moyen excède trente ans et pour réduire son empreinte écologique ? Comment attirer une nouvelle génération vers ces métiers essentiels ? Que faire pour réformer la politique commune de la pêche et corriger ses incohérences, en agissant avec la mission d'information que je préside sur l'évolution de la PCP ? Enfin, comment défendre nos intérêts lors des négociations post-Brexit sur l'accès aux ressources halieutiques ?
En cette Année de la mer, nous comptons sur votre action : elle sera déterminante pour assurer l'avenir de cette filière essentielle à notre patrimoine maritime et à notre indépendance alimentaire.