Anne Sicard Elle aura aussi révélé l'irresponsabilité de vos déclarations, monsieur le ministre des affaires étrangères, lorsque le 9 décembre dernier, écartant toute précaution diplomatique, vous vous réjouissiez de la prise de pouvoir d'Ahmed al-Charaa, fondateur de la branche syrienne d'Al-Qaïda. Vous disiez : « C'est un moment historique, le pays retrouve enfin le parfum de la liberté ».
C'est le parfum du sang et de la mort que hument les Alaouites et les chrétiens ; ils savent désormais qu'ils ne pourront jamais compter sur la nouvelle armée syrienne pour protéger leurs enfants.
Monsieur le ministre, demanderez-vous à la Commission européenne d'annuler l'invitation du nouveau ministre syrien des affaires étrangères prévue le 17 mars ?
Vous qui ne voyez aucun mal à serrer la main du fondateur de la branche syrienne d'Al-Qaïda,…