Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe . S'agissant d'un sujet grave, que d'outrances, de caricatures ! La France et le président de la République ont toujours été du côté de ceux qui, dans les deux camps, souffrent ; le président se trouve aujourd'hui en Égypte, en compagnie de ses homologues égyptien et jordanien, afin de rappeler notre attachement à un cessez-le-feu permanent, à la libération de tous les otages, au droit international humanitaire, à la relance du dialogue politique pour trouver une solution à deux États. Que d'outrances et de caricatures alors que, depuis le début de ce conflit, notre diplomatie s'est mobilisée pour retrouver la voie du dialogue.
Nous avons très clairement fait savoir que la rupture du cessez-le-feu constituait un retour en arrière dramatique pour la région ; nous travaillons, avec nos partenaires, à reconstruire Gaza, à ramener les parties autour d'une même table, à préparer le jour d'après, un avenir de paix entre deux États, israélien et palestinien – sans le Hamas, monsieur le député, puisque celui-ci est l'ennemi de la paix, l'ennemi des Israéliens et l'ennemi du peuple palestinien ! La France et sa diplomatie ont toujours promu le dialogue et la paix, cependant que vous et votre groupe n'avez cessé d'instrumentaliser cette tragédie à des fins politiques, de souffler sur les braises de l'antisémitisme. Ce sujet mérite de la dignité, de l'engagement, du soutien à notre diplomatie !