Bruno Retailleau, ministre d'État, ministre de l'intérieur . D'autres questions me donneront l'occasion de revenir sur ce qui est arrivé à ce sapeur-pompier volontaire qui combat toujours la mort et dont le sort nous a tous beaucoup touchés.
Vous m'interrogez sur le narcotrafic. C'est un combat national, que nous ne gagnerons ni en quelques heures, ni en quelques jours. Un tsunami de poudre blanche ravage non seulement nos villes, mais aussi nos campagnes.
J'ai été informé du trouble profond suscité dans la commune que vous évoquez par des menaces proférées à l'encontre de lycéens aux abords d'un point de deal. Les policiers se sont immédiatement mobilisés, tout comme les policiers municipaux, et ont bénéficié du renfort des CRS. Ils ont procédé à trois interpellations et à une mise sous écrou. Nous ne laisserons pas les choses en l'état.
Avec l'autorité judiciaire, nous devons démanteler ce réseau : il le sera. J'ai demandé au maire de densifier le réseau de vidéosurveillance – c'est fondamental. En un an, nous avons triplé le nombre de mises sous écrou et la tendance se confirme en 2025. Quarante-cinq personnes ont été placées sous écrou en 2024 et il y en aura sans doute encore davantage en 2025.
Vous appelez plus généralement mon attention sur votre département. À Nîmes, nous avons commencé à mener de nouvelles opérations renforcées de sécurité, qui mêlent dimensions judiciaire, sécuritaire et administrative. En quelques semaines, il a été procédé à 598 interpellations. Une centaine de commerces ont été contrôlés ; vingt d'entre eux ont été définitivement fermés. Des armes blanches ont été confisquées.
Demain, au côté du président de la République, nous inaugurerons l'état-major permanent de lutte contre la criminalité organisée. Il s'agit de donner forme au texte que vous avez voté très majoritairement pour lutter contre ce phénomène. Ce combat sera long et difficile mais, croyez-moi, nous le gagnerons.