Sébastien Delogu Il y a un an, jour pour jour, je brandissais le drapeau palestinien dans cet hémicycle.
Comme beaucoup d'autres Français, j'ai été sanctionné, intimidé, menacé et même moqué : je vous ai vus vous moquer car je trébuchais sur des mots, mais moi au moins, mes valeurs n'ont pas titubé.
Ah, vous qui êtes si instruits, si intelligents, cette belle société, si parfaite, si mesurée, qu'avez-vous fait face à l'horreur, à part tenter de faire taire celles et ceux qui dénonçaient le génocide ?
Après vingt mois d'images abominables d'enfants démembrés par des bombes, d'enfants écrasés sous des décombres ou brûlés dans des brasiers géants ; vingt mois durant lesquels l'appareil d'État a déployé une répression sans précédent, nous pensons à celles et ceux qui ont bravé la censure pour continuer à faire vivre les principes de notre République , comme cette enseignante suspendue pour une seule minute de silence en hommage aux enfants morts en Palestine.
Depuis vingt mois, l'horreur est relativisée, niée ou silenciée, et pourtant la terrible vérité éclate aux yeux de tous.
Beaucoup retournent leur veste, non par souci d'humanité envers le peuple palestinien, mais pour réhabiliter leur petite personne et faire oublier leur complicité politique et morale avec ce génocide.
Mais peu importe, au fond, l'hypocrisie de celles et ceux qui ont dépensé leur énergie à nous faire passer pour des antisémites,…