Patricia Mirallès, ministre déléguée chargée de la mémoire et des anciens combattants . Je vous remercie pour votre question, qui me permet de rappeler que le renouvellement de nos capacités de patrouille maritime est un enjeu crucial pour la marine nationale, pour la lutte anti-sous-marine et antinavire et pour le renseignement et l'action de l'État en mer. Il est également fondamental pour la fonction stratégique de dissuasion.
Nous disposons de vingt-deux avions Atlantique 2 que nous devrions cesser d'utiliser entre 2030 et 2035, en fonction des études en cours pour prolonger leur durée de vie. Le ministère a effectivement identifié la solution d'Airbus Defence and Space, basée sur l'avion A321-XLR, comme susceptible de répondre au besoin militaire. Une étude a donc été contractualisée en décembre 2024 avec cet industriel et avec l'entreprise Thales DMS pour disposer d'éléments techniques, calendaires et financiers. Nous sommes au début des travaux ; d'autres options existent.
Vous m'interrogez par ailleurs quant aux conséquences du remplacement de la flotte d'ATL2 sur l'écosystème industriel aéronautique étatique, en particulier sur le site de l'AIA de Cuers-Pierrefeu. Ce site regroupe environ 1 100 agents, dont près de 150 personnes dédiées aux visites d'entretien des ATL2.
Je tiens à vous assurer que le ministère a pris en considération les enjeux d'évolution du modèle industriel et de gestion des compétences liés au remplacement d'une flotte par une autre. En vue du maintien de la flotte en condition opérationnelle, le biseau capacitaire comportera un volet dédié à la préparation des bases et des ateliers du ministère, à l'accueil et au soutien de la nouvelle gamme d'avions de patrouille maritime, et un autre volet portant sur le maintien de l'outil industriel et des compétences nécessaires au soutien de l'ATL2 jusqu'à la fin de son service.
Enfin, l'étude de définition et de levée des risques que j'évoquais se penchera sur le soutien de la nouvelle flotte. Dans ce cadre, la place du service industriel de l'aéronautique et le rôle de son précieux site de Cuers seront analysés. Elle se penchera aussi sur les besoins en matière d'infrastructures nouvelles ou d'adaptation des structures existantes, telles que le hangar d'entretien ou le hangar de peinture.