Stéphanie Galzy La transition énergétique ne doit pas se faire à n'importe quel prix. Si vous présentez l'éolien comme un levier pour atteindre une indépendance énergétique, les réalités sur le terrain soulignent des failles inquiétantes.
Premièrement, la fiabilité de l'éolien est de plus en plus incertaine. En 2024, la production d'électricité éolienne a chuté de 8 % par rapport à 2023, malgré une augmentation du nombre d'installations de plus de 11 %. Les chiffres confirment ce paradoxe avec une baisse de 15 % depuis 2020.
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat prévoit que cette tendance pourrait se poursuivre avec une diminution mondiale des vents faibles et moyens, mais une augmentation des vents forts. Les éoliennes se mettant en sécurité dans ce dernier cas, cela réduirait encore la rentabilité de ces installations.
Deuxièmement, les conséquences pour la biodiversité sont désastreuses. En avril 2024, deux parcs éoliens situés dans l'Hérault ont été condamnés pour leur responsabilité dans la mort d'espèces protégées, dont l'aigle royal. Leur mort aurait fait scandale si elle avait été causée par un accident de chasse.
Si les installations continuent de causer la mort de ces espèces, nous pouvons légitimement nous demander combien d'autres parcs éoliens sont également en train de détruire notre faune, pourtant protégée par la loi.
Troisièmement, les coûts de démantèlement sont exponentiels et mal évalués. Un projet de parc éolien de 2 mégawatts nécessite un budget de démantèlement estimé à 100 000 euros, mais certaines études récentes révèlent des coûts réels de l'ordre de 171 000 euros par éolienne. À ce rythme, les coûts pourraient dépasser les prévisions.
Face à cette réalité, afin d'éviter la prolifération de projets à faible rendement, des risques environnementaux considérables et un fardeau financier insupportable pour les contribuables, le gouvernement envisage-t-il un moratoire sur tous les nouveaux projets éoliens, particulièrement ceux en phase de démantèlement, jusqu'à ce qu'une évaluation sérieuse et indépendante de leur effet réel soit réalisée ?