Philippe Tabarot, ministre chargé des transports . Sachez d'abord, monsieur le député, que j'accorde beaucoup d'attention à votre question.
Le schéma directeur d'accessibilité programmée des gares régionales de l'ex-région Picardie a été approuvé par arrêté préfectoral du 25 novembre 2016 et le SDAP des gares nationales a été approuvé par arrêté ministériel du 29 août 2016. Le pilotage du schéma directeur régional a, depuis, été repris par la région Hauts-de-France. Neuf gares sont concernées par ces schémas et doivent donc être rendues accessibles sur le territoire du département de l'Aisne : une gare nationale, Saint-Quentin, et huit gares régionales.
Il faut distinguer le cas des bâtiments voyageurs et celui des quais : si les bâtiments sont tous accessibles, la situation des quais est plus contrastée – comme vous l'avez montré par des exemples concrets –, car les travaux d'infrastructure nécessaires doivent être cordonnés avec la circulation des trains et sont donc beaucoup plus complexes à réaliser. À ce jour, cinq des neuf gares sont entièrement accessibles aux personnes à mobilité réduite – quais et bâtiments voyageurs : ce sont celles de Laon, Soissons, Tergnier, Villers-Cotterêts et Hirson. Les travaux de la gare nationale de Saint-Quentin touchent à leur fin, et elle devrait être déclarée accessible dans le courant de l'année 2025. Enfin, les investissements vont se poursuivre dans les années à venir pour les gares régionales de Château-Thierry, Chauny et La Ferté-Milon.
En complément des travaux, des services d'assistance permettent de prendre en charge les personnes à mobilité réduite via la plateforme de réservation Assist'enGare ou directement en gare. Au total, près de 40 millions d'euros ont été engagés pour aménager les quais par les financeurs – État, région et SNCF – sur la période 2015-2024, dont près de 10 millions de la part de l'État. Mais il reste beaucoup à faire, comme votre intervention le montre bien.