Julien Denormandie,
Ministère auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement •
30 juin 2020La qualité d'air intérieur des logements dépend de plusieurs facteurs : du niveau de pollution de l'air extérieur, des émissions en produits volatils des matériaux de construction et revêtements de sols et murs, des activités des occupants générant des polluants de l'air (cuisson, nettoyage, bricolage, …), de leurs habitudes (utilisation de produits désodorisants, tabagisme), de leurs choix de produits (entretien, cosmétiques, …) et de mobilier, de leurs pratiques d'aération, et naturellement de la qualité du renouvellement d'air. Des contrôles de l'application des réglementations techniques sont effectués chaque année par l'État sur un échantillon de logements neufs. Ils montrent effectivement des taux de non conformités préoccupants pour la thématique aération. Face à ce constat, la direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages (DHUP) du ministère en charge du logement, a mis en place en 2015 un Club Ventilation, lieu d'échanges entre les professionnels du bâtiment et du secteur de la ventilation, avec pour principal objectif l'amélioration de la qualité des installations de ventilation. Dans ce cadre, des réflexions ont été menées afin d'identifier les causes des non conformités observées, et les moyens d'y remédier par notamment des actions sur la formation, la sensibilisation des différents acteurs au rôle de la ventilation sur la qualité d'air intérieur, ainsi que des actions d'ordre réglementaire. Une obligation de vérification à réception des installations de ventilation fait partie des pistes intéressantes étudiées. La forme et les modalités d'application précises restent toutefois encore à déterminer. Les conditions de mise en œuvre de telles mesures de vérification est à l'étude dans le cadre des travaux en cours sur la future réglementation environnementale 2020 (RE2020).