Roselyne Bachelot,
Ministère de la culture •
3 mai 2022Face aux conséquences de la crise sanitaire liée à l épidémie de Covid-19, l État a mis en place dès 2020 une série de mesures visant à soutenir les entreprises particulièrement touchées. Aussi, les entreprises de presse ont pu bénéficier dès 2020 et sous certaines conditions des aides suivantes : l indemnité de l activité partielle ; l exonération des charges sociales ; les prêts garantis et les prêts directs de l État. Par ailleurs, si les aides directes à la presse sont principalement orientées vers la presse d information politique et générale, la presse spécialisée n en est pas pour autant exclue. En effet, lorsqu'elle « développe l information professionnelle » (art. 39 bis B du code général des Impôts), la presse judiciaire peut, par exemple, être éligible au fonds stratégique pour le développement de la presse et au dispositif des bourses d émergence du fonds de soutien à l émergence et à l innovation dans la presse, à condition d être diffusée en ligne. Enfin, l institut de financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC) a été doté d une enveloppe exceptionnelle pour soutenir le secteur de la presse. La doctrine d intervention de cet établissement a été assouplie, puisque l ensemble des titres, notamment ceux de la presse culturelle, peuvent y solliciter une aide. Pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire, l IFCIC a déployé trois types de prêts : les prêts de trésorerie (1,5 %, 6 ans maximum, 12 mois de franchise), les prêts de relance de l activité (2,5 %, 10 ans maximum, franchise de 12 mois ou plus) et les prêts participatifs (3,5 %, 10 ans maximum, franchise de 24 mois). L IFCIC propose également des garanties de prêts à tous types de crédits, à hauteur de 70 % jusqu à 300 000 , et 50 % au-delà.