🤔Suppression du péage de Nice-Saint-IsidoreM. Éric Ciotti attire l'attention de Mme la ministre, auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la suppression du péage de Nice-Saint-Isidore, placé sur l'autoroute A8 et géré par ESCOTA, filiale du groupe VINCI Autoroutes. La question de la suppression de la barrière de péage de Nice-Saint-Isidore est évoquée après chaque accident dramatique qui y survient. Ce péage se trouve mal placé et mal équipé. Les barrières sont situées après une pente en forte déclivité qui met à rude épreuve les freins des véhicules, notamment des poids lourds. Sans réelle voie d'urgence sur les derniers mètres et avec des délais de passage n'apportant pas les garanties de fluidité attendues sur un axe de trafic intense, la barrière de péage Nice-Saint-Isidore constitue un redoutable danger. Ses caractéristiques très accidentogènes ne sont plus à démontrer après une série noire de cinq accidents mortels en sept ans et de plusieurs dizaines d'accidents corporels. Au-delà de cet aspect prioritaire de sécurité, la légitimité même du péage de Nice-Saint-Isidore est injustifiée puisqu'il fait de Nice la seule grande métropole française où les usagers doivent acquitter 1,50 euro pour se rendre d'un quartier à un autre de la ville. Alors que Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Lille, Toulouse, Strasbourg possèdent des autoroutes urbaines en libre accès, les usagers de la voie de contournement de la cinquième ville de France se voient imposer par ESCOTA une politique tarifaire qui va à l'encontre de la notion de service public, tout en pesant considérablement sur leur pouvoir d'achat. De surcroît, l'acception sociale des hausses des tarifs des péages est des plus limitées, compte tenu des capacités financières flagrantes dont disposent les concessionnaires autoroutiers et dont les excédents financiers ont été pointés à la fois par la Cour des comptes et par l'Autorité de la concurrence. Le Gouvernement dit prendre en considération la colère qu'expriment actuellement les Français qui voient leur pouvoir d'achat s'amoindrir d'année en année, mais aucune mesure n'a été engagée pour supprimer le péage injuste attaché au contournement de la cinquième ville de France. Il lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour d'une part, assurer la sécurité des usagers de cet axe autoroutier et d'autre part, pour réparer cette injustice que subissent depuis de trop nombreuses années les habitants des Alpes-Maritimes.