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🧭Gouvernement Bayrou
François Bayrou
, Premier ministre
Élisabeth Borne
, Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
Manuel Valls
, Ministère des outre-mer
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice

Catherine Vautrin
, Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles
Éric Lombard
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique
Sébastien Lecornu
, Ministère des armées
Rachida Dati
, Ministère de la culture
François Rebsamen
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Agnès Pannier-Runacher
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire
Laurent Marcangeli
, Ministère de l'action publique, de la fonction publique et de la simplification
Marie Barsacq
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Bruno Retailleau
, Ministère de l'intérieur3 juin 2025
Si les données statistiques de l'outil appelé « état 4001 » (crimes et délits enregistrés par les services de police et unités de gendarmerie) en matière de coups et blessures volontaires enregistrées existent depuis 1972, il s'agit toutefois de données non fiabilisées par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Les données relatives aux coups et blessures volontaires (qualifiés de « violences volontaires » dans le code pénal) sont diffusées par le SSMSI : - pour la période 1996 à 2021, sur data.gouv.fr (https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/chiffres-departementaux-mensuels-relatifs-aux-crimes-et-delits-enregistres-par-les-services-de-police-et-de-gendarmerie-depuis-janvier-1996/) ; ces données sont non fiabilisées ; - pour la période 2016 à 2024, dans le cadre de ses bilans annuels, disponibles sur son site internet (interieur.gouv.fr/Interstats/Publications) ; ces statistiques sont fiabilisées par le SSMSI. Ces statistiques font apparaître 336 800 victimes de 15 ans ou plus, au titre de coups et blessures volontaires, criminels ou contraventionnels, en 2024 et 334 900 victimes en 2023, ce qui traduit une relative stabilité (+1%) Cette tendance intervient après plusieurs années consécutives de hausse des coups et blessures volontaires. L'enregistrement de violences commises dans un cadre intrafamilial a fortement contribué depuis 2018 à la croissance globale du nombre de victimes de coups et blessures volontaires. D'autres données publiques sont livrées par le SSMSI (https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Publications-et-infographies/Interstats-Conjoncture/Interstats-Conjoncture-N-112-Janvier-2025) : Coups et blessures volontaires (sur personnes de plus de 15 ans) 

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

2024

Nb

218 055

224 700

238 461

256 114

256 222

282 408

324 642

341 144

338 980

Evol.

3,0 %

6,1 %

7,4 %

0,0 %

10,2 %

15,0 %

5,1 %

- 0,6 %
Le SSMSI a engagé fin 2023 des travaux méthodologiques afin d'établir et diffuser les données sur une longue période, au moins entre 1995 et 2023, sur des concepts totalement comparables. La question des coups et blessures volontaires est donc en cours d'expertise. Le suivi sur une longue période des données relatives aux coups et blessures volontaires enregistrés se heurte à plusieurs limites méthodologiques. En effet, les unités de compte n'ont pas été stables pour cet index de « l'état 4001 » (index 7), qui a d'abord porté sur une comptabilisation des victimes (en 1972, à la mise en place de « l'état 4001 »), puis sur les plaignants à partir de 1995, puis de nouveau sur les victimes à partir de 2015. Il convient de relever aussi que les outils de recueil des statistiques (logiciels de la police et de la gendarmerie nationales) ont fortement évolué dans le temps, au fil de leur modernisation notamment. La loi pénale a également été amendée à plusieurs reprises. Depuis les années 1980 en particulier, le législateur a régulièrement durci le code pénal, faisant passer des infractions de la sphère contraventionnelle (non intégrée dans « l'état 4001 ») vers la sphère des délits (qu'intègre le « 4001 »). La situation a également évolué avec la volonté depuis plusieurs années de systématiquement enregistrer sur plainte les violences intrafamiliales, qui pour certaines ont longtemps fait l'objet de mains courantes qui n'étaient donc pas comptabilisées dans « l'état 4001 ». Les efforts accomplis depuis plusieurs années pour mieux accueillir les victimes ont aussi pu inciter celles-ci à davantage déposer plainte. Enfin, il convient de souligner que l'indicateur de coups et blessures volontaires ne porte que sur les personnes âgées de 15 ans ou plus. Pour disposer de données sur les plus jeunes, doit aussi être pris en compte l'index 52 (violences, mauvais traitements et abandons d'enfants), avec toutefois les mêmes limites méthodologiques que celles de l'index 7. Les coups et blessures volontaires ne recouvrent pas l'ensemble des violences physiques (violences sur les moins de 15 ans, violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique, coups et blessures volontaires suivis de mort, vols avec violences, etc.), sachant en outre que la majorité des victimes ne déclarent pas les faits à la police ou à la gendarmerie nationales. Toute étude implique donc d'examiner également les enquêtes dites de victimation. En conclusion, l'attention du parlementaire doit être appelée sur la statistique pénale du ministère de la justice, qui est la plus ancienne puisqu'elle a constitué les premiers travaux de mesure de la délinquance au XIXe siècle. Il existe ainsi un suivi des décisions de justice de 1827 à 1978 (« compte général de justice »). Enfin, il convient de mentionner le suivi du casier judiciaire, disponible de 1984 à nos jours.
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