🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
🧭Gouvernement Bayrou
François Bayrou
, Premier ministre
Élisabeth Borne
, Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
Manuel Valls
, Ministère des outre-mer
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Bruno Retailleau
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles
Éric Lombard
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique
Sébastien Lecornu
, Ministère des armées
Rachida Dati
, Ministère de la culture
François Rebsamen
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Agnès Pannier-Runacher
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche

Laurent Marcangeli
, Ministère de l'action publique, de la fonction publique et de la simplification
Marie Barsacq
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
💬Usine de canne à sucre de Marie-Galante
Olivier Serva
16 janv. 2025outre-mer


Mme la présidente . La parole est à M. Olivier Serva.

M. Olivier Serva . Dans ma circonscription, l'usine de sucrerie et rhumerie de Marie-Galante connaît de sérieux tumultes financiers. Et pour cause : l'État central ne respecte pas ses engagements, pourtant pris le 26 juillet 2023 par le préfet de l'époque, la région, le département et le directeur de l'usine, sous l'égide du ministre délégué chargé des outre-mer de l'époque, M. Jean-François Carenco. À ce jour, les engagements de l'usine concernant la bonne réalisation des travaux de mise aux normes des rejets aqueux ont été tenus. Le préfet aussi bien que le directeur de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Guadeloupe considèrent que les 4,8 millions d'euros manquants doivent être versés. Or votre direction de cabinet, madame la ministre de l'agriculture, semble s'opposer au paiement de ce solde.

Cette rétention des subventions dont l'usine est injustement privée met en grave péril plus de 1 200 emplois sur une île déjà fortement éprouvée par le chômage, les sargasses et la double insularité. Les Marie-Galantais sont sacrifiés sur l'autel du « fantchouisme » technocratique. Je regrette d'ailleurs que dans les rangs de votre ministère, certains se comportent davantage en fossoyeurs qu'en serviteurs de l'agriculture guadeloupéenne !

Le triste portrait que je dresse de l'agriculture guadeloupéenne doit être complété par l'évocation des filières de diversification, notamment végétales. L'année dernière, la filière coco a été écartée des filières bénéficiaires des financements de l'Office de développement de l'économie agricole d'outre-mer issus du programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité. Des centaines d'agriculteurs ont été durement ébranlés par cette mesure.

Je conclurai mon propos par deux questions : quand l'État versera-t-il à l'usine les subventions manquantes afin que l'entreprise poursuive une activité pérenne ? Quand la filière coco sera-t-elle réintégrée dans celles qui bénéficient des financements de l'Odeadom ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT.)

Mme la présidente . La parole est à Mme la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.

Mme Annie Genevard, ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire . L'État est au rendez-vous de la filière sucrière, pour laquelle il a versé plus de 86 millions d'euros chaque année, la sucrerie de Marie-Galante en ayant perçu près de 17 millions depuis dix ans. Une convention a été signée entre l'État et la sucrerie, celui-ci subventionnant celle-là à raison de 1,6 million chaque année en échange de la réalisation de certains investissements.

En 2019, l'entreprise effectuait encore des rejets polluants ; elle n'avait pas réalisé les travaux demandés. En 2020 et 2021, aucun investissement n'a été réalisé non plus, ce qui explique la suspension de la subvention pour ces trois années. Depuis, elle s'est acquittée des investissements demandés ; l'État a donc repris le versement de 1,6 million d'euros par an pour 2023 et 2024, somme qui augmentera en 2025 et 2026.

Cela étant, je ne vous cache pas qu'à la faveur de votre question, je découvre le sujet. J'ai été moi-même députée – vous le savez puisque nous avons souvent dialogué sur ces bancs ; je sais à quel point le rôle d'un député est de défendre son territoire et singulièrement les entreprises qui s'y trouvent.

M. Pierre Cordier . Exactement !

Mme Annie Genevard, ministre . C'est la raison pour laquelle je vous propose que nous nous rencontrions pour faire un point précis sur ce dossier, mais aussi sur celui de la filière coco. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes DR et LIOT.)

🚀