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🧭Gouvernement Bayrou
François Bayrou
, Premier ministre
Élisabeth Borne
, Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
Manuel Valls
, Ministère des outre-mer
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Bruno Retailleau
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles
Éric Lombard
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique
Sébastien Lecornu
, Ministère des armées
Rachida Dati
, Ministère de la culture
François Rebsamen
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Agnès Pannier-Runacher
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche

Laurent Marcangeli
, Ministère de l'action publique, de la fonction publique et de la simplification
Marie Barsacq
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
💬Soutien à la filière œufs
Nicole Le Peih
26 juin 2025agriculture


M. le président . La parole est à Mme Nicole Le Peih.

Mme Nicole Le Peih . Qu'ils soient à la coque, mimosa, au plat, mollets, brouillés ou en omelette, les œufs sont en train de devenir un cas d'école de nos contradictions agricoles.

En un an, la consommation d'œufs a grimpé de 8 %. Les Français en consomment aujourd'hui 240 par an – un record en vingt ans ! C'est un produit accessible, riche en protéines, à l'empreinte carbone faible. Il est perçu par sept Français sur dix comme un aliment anticrise.

Mais la tension monte chez les producteurs.

En effet, les éleveurs sont prêts à répondre à cette demande croissante, mais ils se heurtent à deux verrous bien identifiés.

Le premier : le terrain. Les projets de bâtiment, même aux normes, même en plein air, sont ralentis, contestés, parfois même bloqués. La complexité administrative se double d'un climat de défiance, voire d'intimidation, qui rend la transition vers les élevages alternatifs techniquement et humainement difficile.

Deuxième verrou : l'environnement réglementaire. Des normes européennes comme la directive IED imposent des seuils inadaptés aux élevages familiaux, donc des coûts d'investissement jusqu'à 80 000 euros par site. Les risques sont clairs : des fermetures, une désincitation à l'installation et la montée des importations. Déjà un œuf sur dix consommés en France est importé. Certains scénarios européens évoquent une chute de notre taux d'autoapprovisionnement à 36 %. Évitons de reproduire ce qui s'est passé avec la production de poulets, dont les importations ne cessent d'augmenter !

Pourtant, la filière des œufs a fait ses preuves : elle a massivement investi et près de trois poules sur quatre sont élevées en système alternatif. Madame la ministre, vous avez montré votre attachement à une agriculture de solutions et nous le partageons. Quels leviers le gouvernement entend-il activer pour lever les blocages territoriaux ? (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR et sur plusieurs bancs du groupe DR.)

M. le président . La parole est à Mme la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.

Mme Annie Genevard, ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire . Je vous remercie d'évoquer cette filière magnifique : la France est une championne de production d'œufs au plan européen puisque nous sommes presque autosuffisants, à 95 % – les filières qui peuvent se prévaloir d'un tel niveau ne sont pas très nombreuses. Les œufs constituent une source de protéine peu chère et très appréciée des Français, qui en sont de gros consommateurs. Toutefois, nous ne devons pas tenir cette position pour acquise. Tout est toujours fragile et nous devons veiller à maintenir la production à ce niveau élevé.

Votre question aborde le cœur du sujet : comment maintenir, voire améliorer, la production d'œufs dans notre pays ? Je veux tout d'abord saluer le projet de filière du CNPO, qui prévoit la construction de 300 nouveaux poulaillers d'ici à 2030. Cette ambition est à portée de la main à condition que nous favorisions la construction de ces poulaillers. Pour cela, nous devons commencer par convaincre nos concitoyens qu'ils sont utiles, parce qu'ils produisent des œufs et des poulets, dont la consommation ne cesse de progresser, ainsi que les importations, en particulier celles de poulets. Il faut ensuite simplifier les procédures, qui sont trop compliquées. Tel est l'objet du projet de loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur, dont un article est destiné à simplifier la procédure des ICPE de façon à ne pas décourager les porteurs de projet. Nous avons la chance d'avoir des porteurs de projet, ne les décourageons pas par des mesures trop contraignantes !

M. Ian Boucard . Au contraire !

M. Alexandre Portier . Ils en ont ras-le-bol !

Mme Annie Genevard, ministre . En tout état de cause, soyez certaine que je suis attentive à cette très belle filière, qui honore l'agriculture française. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR et sur plusieurs bancs du groupe DR.)

M. Ian Boucard . À Belfort, il y a la fête de l'œuf !

Mme Annie Genevard, ministre . En effet, vous avez raison de le rappeler ! (Sourires.)
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