Stéphane DemillyMa question s'adresse à M. le ministre de l'économie et des finances. En tant que parlementaires, il est de notre rôle de remonter au Gouvernement les situations qui excèdent nos concitoyens. N'importe quel député aurait pu vous poser la question que je soulève aujourd'hui. Je souhaite, une fois de plus, vous faire part de l'exaspération de nombre de Français face au démarchage téléphonique commercial. Celui-ci est vécu comme du harcèlement : le téléphone sonne n'importe quel jour, à n'importe quelle heure, aussi bien pour des compagnies d'assurance que pour des opérateurs de téléphonie mobile, des vendeurs de fenêtre ou encore pour la promotion de dispositifs d'isolation à 1 euro – sujet qui l'emporte probablement sur tous les autres. Les téléspectateurs qui nous regardent pourraient bien sûr compléter cette liste.
Ces pratiques abusives ne sont pas acceptables et le système actuel, Bloctel, qui consiste à s'inscrire sur une liste d'opposition à un tel démarchage, a montré ses limites : des millions de consommateurs inscrits sur ce registre continuent à être régulièrement démarchés. .
Je vous ai alerté, il y a longtemps déjà, sur l'ampleur insupportable que prend ce fléau quotidien. Le député Christophe Naegelen, tout comme ses collègues MM. Le Fur et Brun, l'ont aussi fait au travers de propositions de loi. Mais ces propositions dérangent ou se retrouvent coincées dans les longs tuyaux législatifs. Monsieur le ministre, je conçois qu'il n'existe pas de solution facile et que les centrales d'appel exercent probablement sur vous un chantage à l'emploi. Mais le vécu de nos compatriotes, notamment les plus âgés, qui subissent quotidiennement cette véritable pression à l'achat, est devenu un enfer, en particulier à l'heure des repas. Monsieur le ministre, il est temps de faire preuve de pragmatisme et d'efficacité – bref, de siffler la fin de la partie ! Pouvons-nous compter sur vous ?