Célia de LavergneMonsieur le Premier ministre, j'associe à ma question Mme Caroline Abadie et l'ensemble des parlementaires de la Drôme, de l'Ardèche, de l'Isère et du Rhône concernés par l'épisode neigeux exceptionnel de jeudi dernier.
D'abord la neige, puis le noir. Nous venons de vivre, dans la Drôme, quatre jours sans électricité, sans réseau téléphonique – ni fixe ni mobile –, sans liaisons radios pour les pompiers. Pour certains, sans chauffage ; pour d'autres, sans eau potable, avec une température qui a atteint - 15 degrés à Vassieux-en-Vercors dimanche dernier. Voilà la situation qu'ont connue de nombreux villages drômois, ardéchois, isérois et rhodaniens, avec des coupures durables pour plus de 170 000 foyers.
Cela est dû à l'épisode de neige dite « lourde » – lourde comme ses conséquences et comme les dégâts qu'elle a occasionnés, qu'Enedis compare à ceux de la tempête de 1999. Sur le terrain, nos maires, nos élus municipaux et leurs services techniques sont intervenus et se sont mis à la disposition des populations pour aider les plus fragiles. Je veux leur rendre hommage ici aujourd'hui, devant vous, monsieur le Premier ministre, et devant la représentation nationale. Je remercie et je félicite aussi gendarmes et pompiers, qui sont intervenus nuit et jour sur le terrain. Je remercie les équipes d'Enedis sur le terrain – plus de 1 000 agents qui sont intervenus et interviennent encore aujourd'hui pour les presque 10 000 foyers qui connaissent depuis cinq jours cette coupure d'électricité.
Monsieur le Premier ministre, nous sommes nombreux à nous interroger sur ce que sera demain. À circonstances exceptionnelles, réponse exceptionnelle : comment nos collectivités, nos acteurs économiques, les agriculteurs, les commerçants et les populations seront-ils indemnisés des conséquences de cet épisode météorologique exceptionnel ?