Joaquim PueyoLa situation géopolitique au Proche et Moyen-Orient est de plus en plus préoccupante, en raison des événements actuels en Irak, en Libye, en Syrie et dans le golfe Persique.
Alors même que l'Irak connaît des tensions internes depuis plusieurs semaines, les tensions entre l'Iran et les États-Unis ont monté d'un cran avec la mort commandée par le président Donald Trump du général iranien Soleimani.
À la suite de cet événement, le Parlement irakien a adopté dimanche 5 janvier une résolution visant à retirer la demande d'aide internationale pour lutter contre l'organisation terroriste Daech. Cette résolution, si elle était appliquée, fragiliserait la lutte contre une menace terroriste toujours présente en forçant la coalition internationale, dont la France est membre, à retirer ses troupes d'Irak.
Quelle initiative la France et l'Europe peuvent-elles prendre pour éviter une escalade qui déstabiliserait davantage cette région et aurait des répercussions sur notre sécurité ?
Dans le même temps, l'Iran annonce qu' « il n'y a plus aucun obstacle entravant le programme nucléaire de la République islamique sur le plan opérationnel ». Cette décision est inquiétante, car elle porte un coup supplémentaire à l'accord négocié en 2015 entre l'Iran, les membres du Conseil de sécurité, l'Allemagne et l'Union européenne. Bien que le gouvernement iranien précise que son pays pourrait revenir sur cette décision si les sanctions américaines étaient levées, la France et les Européens doivent s'impliquer fortement pour sauvegarder cet accord.
Notre pays a toujours adopté une position mesurée et constructive pour garantir que les tensions dans la région ne dégénèrent pas en conflit ouvert. Il sait reconnaître les responsabilités de chacun et doit donc jouer un rôle central de médiation.
Monsieur le Premier ministre, quelles actions concrètes notre pays et les autres pays européens peuvent-ils prendre pour sauvegarder l'accord sur le nucléaire et amener l'Iran à respecter à nouveau l'ensemble de ses obligations ?