Bruno Retailleau, ministre d'État, ministre de l'intérieur . Vous portez par votre voix la parole de nos compatriotes mahorais. Je m'associe à votre propos et leur adresse des mots de compassion après Chido et l'épisode de tempête qui vient de frapper un territoire devenu fragile.
Au-delà des violences climatiques, ce territoire est effectivement frappé par des violences sécuritaires. Ce n'est pas récent, vous le savez parfaitement, mieux que moi sans doute ; c'est le cas depuis des mois, voire des années.
On m'a rapporté les événements auxquels vous faites allusion. Le dernier en date est l'attaque et le cambriolage de deux maisons, dont l'une était abandonnée, par plusieurs centaines d'individus. C'était en réalité un guet-apens, dans lequel quatre policiers ont été blessés hier. Nous avons riposté dès ce matin, en interpellant douze individus : grâce à des drones, nous avions détecté précisément les personnes participant à ces menées non seulement subversives mais extrêmement violentes.
Oui, il faut régler la question de la sécurité. Je vous rappelle que nous avons dépêché désormais 960 policiers, plus de 1 200 gendarmes, une partie du Raid et du groupe d'appui opérationnel. Ils sont à l'œuvre, mais sont aussi, vous le savez, au four et au moulin.
Il faudra traiter les causes racines. Onze des douze individus interpellés ce matin sont des étrangers en situation irrégulière ; ce n'est pas acceptable.