Thani Mohamed Soilihi, ministre délégué chargé de la francophonie et des partenariats internationaux. Je vous prie d'excuser l'absence du ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
La France salue l'entrée en vigueur de l'accord de cessez-le-feu et de libération des otages à Gaza dont la signature a été rendue possible grâce aux efforts de médiation des États-Unis, du Qatar et de l'Égypte. Nous appelons les parties à mettre en œuvre sans délai cet accord qui doit permettre la libération de tous les otages encore détenus à Gaza. À cet égard, la libération des trois premiers otages israéliens est source d'espoir. De même, nous espérons retrouver rapidement et en bonne santé Ofer Kalderon et Ohad Yahalomi, nos deux compatriotes toujours retenus par le Hamas.
L'accord doit aussi mettre fin aux souffrances injustifiables des populations civiles à Gaza, confrontées à la faim, à l'absence d'aide humanitaire et d'accès aux soins. Face à l'urgence humanitaire absolue, tous les accès doivent être ouverts sans délai, le travail des organisations internationales et des agences humanitaires doit être facilité par Israël conformément au droit international. Nous réitérons notre soutien à l'action essentielle de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, l'Unrwa.
Au-delà de la réponse d'urgence, il conviendra de débuter la reconstruction de Gaza et d'aller vers une paix durable et une solution politique. L'avenir de Gaza doit s'inscrire dans celui d'un futur État palestinien. Avec ses partenaires, la France œuvre à préparer le jour d'après et le retour de l'autorité palestinienne dans l'enclave de Gaza. Il est temps de retrouver le chemin du dialogue pour se diriger enfin vers une solution à deux États, seule à même de garantir une paix juste et durable aux Israéliens et aux Palestiniens.
Cette vision doit être réaffirmée face aux velléités d'annexion de certains responsables israéliens au moment où s'accélère la politique de colonisation. Comme l'a annoncé le président de la République, c'est dans cet objectif qu'en juin prochain la France coprésidera avec l'Arabie saoudite une conférence internationale en soutien à la solution à deux États.